Les automobilistes de Nice sont sous le choc. Les tarifs du carburant atteignent des sommets inédits, avec le litre de gazole affiché à 2,09€ et le sans plomb 95 à 1,99€. Christine, en plein ravitaillement, déclare : "C'est affolant". Certaines stations de la région dépassent même les 2,39€ le litre de gazole. Depuis un mois, la fréquentation des stations-service a doublé, alors que la crainte que les prix continuent d'augmenter inquiète la population.
Pour beaucoup, l'option du transport en commun devient primordiale. Cependant, d'autres comme Anne-Sophie, contrainte de se rendre à Monaco chaque jour, se retrouvent à jongler avec un budget essence qui a grimpé de 100 euros en l'espace d'un mois. "J'ai deux voitures. Une diesel et une 95. Je privilégie le 95, même si c'est une vieille voiture, pour payer moins cher le carburant", confie-t-elle.
Un été restreint par les prix
Mehdi, habitué à voyager en Tunisie chaque été, fait face à une dure réalité : "On ne peut plus se le permettre. Cet été, ce sera camping à Fréjus, pas plus loin". Les hausses de prix touchent également les chauffeurs VTC, tels que Farid, qui envisage de passer à l'électrique : "Je n'ai pas envie. Mais s'il le faut, je préfère. En produisant notre propre électricité, je ne serai pas en galère pour acheter de l'essence".
La situation pousse certains professionnels, comme Babi, conductrice de taxi, à envisager des transitions radicales : "Je vais vendre cette voiture pour m'acheter une Tesla".
Du côté du gouvernement, une aide de 50 millions d'euros a été promise aux seuls transporteurs, équivalant à 20 centimes d'euros par litre de carburant, pour le mois d'avril, destinée aux entreprises en difficulté. Il s'agit d'une mesure insuffisante aux yeux de certains citoyens qui perçoivent cette hausse comme une véritable toxe fiscale sur leur quotidien.







