Le Parlement israélien a adopté lundi une loi controversée établissant la peine de mort pour les terroristes, un texte largement critiqué par l'Allemagne, le Royaume-Uni, la France et l'Italie, mais qui a trouvé une certaine approbation aux États-Unis. Ce texte vise principalement les Palestiniens reconnus coupables d'attaques meurtrières contre les Israéliens. Le vote a culminé avec 62 voix pour et 48 contre, les députés d'extrême droite de la coalition du Premier ministre Benyamin Netanyahou poussant pour cette législation.
Les États-Unis ont émis un soutien implicite, affirmant qu'ils respectaient le droit d'Israël à établir ses lois. Dans cette loi, une personne causant intentionnellement la mort d'un résident israélien pourrait faire face à la peine de mort, particulièrement si l’acte est qualifié de terroriste par la justice militaire israélienne, comme l'indique Le Monde.
Une réponse internationale et palestinienne
Le ministère palestinien des Affaires étrangères a dénoncé cette loi comme "un crime formidable et une escalade dangereuse" des politiques israéliennes, illustrant ce qu'il considère comme un système colonial cherchant à légaliser les exécutions extrajudiciaires. En parallèle, l'Association pour les droits civils en Israël (ACRI) a déclaré avoir déposé un recours devant la Cour suprême pour annuler cette loi, la qualifiant d'"inconstitutionnelle et discriminatoire".
Le Hamas, de son côté, a déclaré que cette législation témoigne de "la nature sanguinaire de l'occupation israélienne". Le vote est intervenu dans un contexte de fragile cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui a été établi après un conflit intense survenu depuis le 7 octobre 2023.
Il convient de rappeler que, bien que la peine de mort existe en Israël, elle n'a été appliquée qu'à deux reprises dans l'histoire du pays, notamment pour un criminel de guerre nazi dans les années 1960.
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