Un groupe de scientifiques de Touraine explore actuellement l'impact des PFAS, des polluants tenaces, ainsi que des bisphénols, connus pour leur rôle en tant que perturbateurs endocriniens. Parmi les 12 000 molécules de PFAS identifiées, leurs effets sur la santé reproductive commencent tout juste à être documentés. Les bisphénols, de leur côté, apparaissent comme des substituts problématiques : lorsqu’un type est interdit, un autre fait surface, entraînant les mêmes risques.
Alors, que sont réellement les PFAS ?
Surnommées "polluants éternels", ces substances chimiques sont reconnues pour leur résistance extrême. En raison des liaisons carbone-fluor, elles ne se décomposent pas facilement, nécessitant une température de destruction de plus de 1100°C. Depuis leur introduction dans les années 1950, les PFAS sont présents dans une multitude de produits courants tels que les revêtements imperméables, les emballages alimentaires, et même dans certains dispositifs médicaux (source : Que Choisir).
La détection de la présence de PFAS dans l'eau
Le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) a récemment mis en place des méthodes d'analyse avancées pour identifier plus de 60 types de PFAS dans l'eau. Alain Blanchet, vice-président de la SEPANT, souligne que cette découverte met en lumière l'omniprésence de ces substances dans l'environnement aquatique.
Comment limiter l'exposition aux PFAS ?
Éliminer complètement les PFAS de notre environnement est presque impossible. Cependant, Que Choisir fournit plusieurs recommandations pour minimiser leur exposition : privilégier des ustensiles de cuisine sans revêtement antiadhésif, éviter les emballages alimentaires, et se méfier des produits cosmétiques non certifiés bio.
Les bisphénols dans le viseur
Ces composés, largement utilisés dans les plastiques et résines, soulèvent également des inquiétudes. Une étude de l'INRAE de Nouzilly a révélé que l'exposition aux bisphénols, notamment le A et le S, pourrait compromettre la fertilité tant chez l'humain que chez certains animaux, comme les ovins. Les effets sont cumulés et certaines substances peuvent d'ores et déjà être liées à une diminution significative de la fécondité.
Les données de cette recherche renforcent l'importance d'une sensibilisation accrue autour des risques posés par ces polluants, tant pour notre santé que pour notre environnement. Il est crucial d'entrer dans une ère de consommation plus responsable pour protéger notre futur.







