Munich (Allemagne) – Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, poursuit ce dimanche sa tournée européenne, en visitant la Slovaquie et la Hongrie, des nations dirigées par des proches de Donald Trump. Cela arrive après son appel aux Européens pour qu'ils défendent les valeurs de la civilisation occidentale, lors d'un discours à Munich.
Lors de la Conférence sur la sécurité, il a insisté sur la nécessité pour l'Europe de s'aligner sur la vision du président américain concernant l'ordre mondial, tout en appelant à renforcer les liens avec une Europe dynamique.
Sa première étape le mènera à Bratislava, où il rencontrera le Premier ministre Robert Fico, qui partage la même vision souverainiste et nationaliste que Trump. Ce dernier a suscité des débats, étant donné qu'il a exprimé des inquiétudes sur l'état mental du président américain lors d'une visite en Floride, bien que cela ait été vigoureusement démenti par les deux parties.
Ce suivi au sujet de l'énergie représente une dynamique cruciale dans le cadre de la visite. Les deux pays restent fortement tributaires des ressources fossiles russes, malgré le conflit en Ukraine. À cet égard, Washington cherche à établir des liens énergétiques plus étroits avec Bratislava et Budapest, afin de diversifier les approvisionnements et réduire cette dépendance, comme l'a souligné un responsable américain.
Aux côtés de Fico, Rubio se rendra également à Budapest pour des discussions avec Viktor Orban, un autre allié de Trump. Orban, qui fait face à des défis électoraux, s'est engagé à poursuivre ses attaques contre ce qu'il appelle des « pseudo-organisations civiles », un écho aux critiques dirigées par Trump contre les médias et les institutions.
Les firmes d'analyses politiques rapportent que les sondages actuels placent le parti Fidesz d'Orban en seconde position derrière l'opposition, ce qui pourrait rendre les prochaines élections législatives encore plus cruciales. Trump a déjà exprimé son soutien pour Orban, le qualifiant d’« homme fort ».
Dans le domaine énergétique, la Hongrie avait obtenu une exemption de sanctions pour les importations d'hydrocarbures russes l’année précédente, ce qui témoigne de la complexité des relations entre Budapest et Washington.
Bien que Joe Biden ait souvent critiqué Orban pour sa gouvernance jugée autoritaire, les tensions semblent diminuer sous l'administration actuelle, laissant place à des opportunités de collaboration, notamment autour des questions énergétiques.
En somme, cette tournée de Rubio en Europe met en lumière le désir de l'administration américaine de renforcer des alliances stratégiques face aux défis contemporains, tout en naviguant entre politique intérieure et enjeux géopolitiques complexes.
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