Reza Pahlavi, le fils du chah déchu, a déclaré samedi qu'il était prêt à conduire une "transition" pour l'Iran, une annonce faite en parallèle avec les commentaires du président américain Donald Trump sur le renversement potentiel du régime iranien.
Dans un contexte de tensions croissantes, la Suisse a confirmé la reprise prochaine des négociations entre l'Iran et les États-Unis à Genève, après une première réunion le 6 février. Ces discussions interviennent alors que l'administration américaine envisage le déploiement d'un deuxième porte-avions dans le Golfe.
Cette déclaration de Pahlavi, une figure de l'opposition iranienne exilée aux États-Unis, s'inscrit dans une série d'appels à l'action, tant en Iran qu'à l'international, pour contrecarrer le régime en place. À Munich, en Allemagne, environ 200 000 personnes se sont réunies pour manifester contre les autorités iraniennes pendant une conférence de sécurité internationale.
"Je m'engage à être le leader de la transition" vers un "processus démocratique et transparent", a affirmé Pahlavi devant une foule engagée. Les manifestants soutiennent massivement son initiative, brandissant des drapeaux de la monarchie renversée en 1979 pour symboliser leur espoir de changement.
Ali Farzad, un participant de 40 ans, a déclaré qu'il avait rejoint la manifestation "pour soutenir les personnes en Iran, victimes de la répression du régime des mollahs". Son soutien à Pahlavi souligne l'importance de la figure monarchique pour certains Iraniens opposés à l'instabilité du gouvernement actuel.
En réponse aux violences durant les manifestations de janvier, Pahlavi a incité les Iraniens à faire entendre leur voix depuis leurs foyers. Son appel est d'autant plus significatif alors que les repercussions des récentes révoltes continuent d'affecter le pays.
Donald Trump, entre alternance de menaces militaires et propositions de dialogue, a souligné qu'un changement de régime pourrait être bénéfique pour le peuple iranien, renforçant ainsi le soutien à l'opposition. "Le peuple iranien a foi en vous. Aidez-le", a-t-il exhorté, en ajoutant que l'envoi imminent d'un porte-avions américain pourrait être une réponse à cette situation tendue.
Parallèlement, le ministère suisse des Affaires étrangères a révélé que le sultanat d'Oman serait l'hôte des prochaines pourparlers à Genève, attendus dans le but de discuter du programme nucléaire iranien, sujet brûlant sur la scène géopolitique actuelle. Alors que Téhéran nie toute intention militaire dans cette démarche, les États-Unis exigent des concessions sur les missiles balistiques et le soutien à des groupes armés dans la région.
La pression sur l'Iran s'accroît, reflétée par l'annonce du Canada de sanctions supplémentaires contre des figures associées à la répression des opposants. Le rapport de Human Rights Activists News Agency révèle une tragédie humaine, avec au moins 7000 personnes tuées lors des révoltes, une situation que le gouvernement iranien attribue à des "terroristes" soutenus par des puissances étrangères.
Cette dynamique met en lumière la fracture au sein de l'opposition iranienne, partageant des positions diverses sur l'avenir politique du pays. Le monde reste attentif aux développements prochains dans les pourparlers de Genève, alors que le peuple iranien continue de réclamer des réformes significatives.







