« Je déclare et je répète que je n’ai rencontré Epstein que quatre fois, pas une de plus. » C’est ainsi que débute le communiqué de Frédéric Chaslin, musicien de renommée internationale, souvent cité dans les documents concernant l'affaire Epstein. De nombreuses personnalités, dont plusieurs Français, ont été éclaboussées par cette affaire très médiatisée.
Frédéric Chaslin, qui a dirigé l’Opéra de Santa Fe aux États-Unis, s’est expliqué sur un échange avec Epstein où il aurait mentionné « une fille formidable ». Cette déclaration a suscité des interprétations, à la lumière des accusations qui pèsent sur Epstein.
Une rencontre ordinaire?
Dans sa déclaration, Chaslin a détaillé les circonstances de ses quatre rencontres avec Epstein, précisant que trois de celles-ci avaient eu lieu en présence de sa compagne à l'époque, une amie de la jeunesse du financier. « C'est la seule raison pour laquelle j'ai rencontré Epstein, » a-t-il déclaré. Il décrit Epstein comme « original et passionné de musique », ignorant alors la gravité des accusations qui le visaient.
« Comme beaucoup de non-Américains, je n’avais jamais entendu parler de lui, et les explications de mon ex-compagne ne faisaient que renforcer ma méfiance. »
Sur les interprétations
Le chef d'orchestre de 63 ans reconnaît sa naïveté, soulignant qu’il était uniquement préoccupé par la recherche de financements pour ses projets musicaux. « Je n'avais aucune intention indigne ni dégradante, » insiste-t-il.
« Je ne cherche pas à me dédouaner, mais j’aurais dû être plus méfiant. »
Des échanges avec Epstein ont posé question, notamment un courriel daté du 12 mai 2013 où il proposait une « fille formidable » pour un séjour à Paris. Chaslin explique que cette phrase ressort comme une simple traduction d’une conversation entre amis. « Relue aujourd'hui, elle prête à de multiples interprétations, » reconnaît-il.
À l’époque du courriel, Epstein avait déjà des antécédents judiciaires, ayant été condamné en 2008 pour avoir sollicité des prostituées mineures. Réincarcéré en 2019 pour trafic sexuel, il mettra fin à ses jours en prison, faisant surgir davantage de questions sur ses relations.
Chaslin souligne que la simple mention de son nom dans le dossier Epstein ne constitue pas de preuve d'acte répréhensible. Il a remercié les médias pour la prudence qu’ils ont montrée vis-à-vis de la situation. Son cas met en lumière le besoin de clarté dans les communications concernant des personnalités mêlées à des affaires aussi troublantes.







