Le musée du Louvre, symbole emblématique de l'art et de la culture en France, est une nouvelle fois dans la tourmente. Le mardi 10 février 2026, neuf personnes ont été arrêtées pour des soupçons d'escroquerie à la billetterie à l'encontre non seulement du Louvre, mais également du château de Versailles. Les pertes pourraient s'élever à plus de 10 millions d'euros, selon les déclarations du parquet de Paris.
Parmi les suspects, figurent deux agents du musée, ainsi que plusieurs guides, selon l'AFP. Une personne est même soupçonnée d'avoir orchestré l'ensemble de ce réseau malveillant. Les autorités continuent leurs investigations pour identifier l'ampleur du préjudice.
Des millions détournés
La fraude en cours a de lourdes conséquences financières pour le Louvre. Comme le souligne le ministère public, la somme de plus de 10 millions d'euros inclut 957 000 euros en espèces et 486 000 euros saisis sur divers comptes bancaires liés à cette affaire. Ces montants pourraient d'ailleurs s'avérer bien plus élevés au fur et à mesure que l'enquête avance.
Les suspects auraient investi une partie des gains illégaux dans des biens immobiliers, tant en France qu'à Dubaï, selon les précisions du parquet. Une méthode habile qui témoigne d'une préparation minutieuse du réseau criminel.
Les tickets usurpés
Les autorités, sous l'égide d'une commission rogatoire initiée par le tribunal judiciaire de Paris, ont dévoilé les arcanes de cette escroquerie. Les investigations ont été initiées suite à une plainte du Louvre en décembre 2024, relative à un couple de guides chinois qui faisaient entrer des groupes de touristes au musée en fraudant la billetterie. Ces derniers, d'après les informations, réutilisaient plusieurs fois les mêmes tickets pour faire entrer différentes personnes.
Un dispositif de surveillance, comprenant écoutes et filatures, a permis de confirmer ces suspicions. Le parquet a fait état de potentielles complices au sein même du Louvre, où il semblerait que des agents aient reçu des paiements en espèces pour ignorer des contrôles de billets, augmentant ainsi la portée de la fraude.
À la lumière des éléments collectés, une information judiciaire a été ouverte par le parquet de Paris le 2 juin 2025 pour des faits aussi variés que l'escroquerie en bande organisée, le blanchiment, la corruption, et l'usage de faux documents. Ce nouvel incident fait écho à une série de troubles récents qui touchent des institutions majeures en France, jetant une ombre sur la sécurité et la transparence dans des lieux emblématiques.







