Trois jeunes enfants scolarisés à l’école Anatole-France et leurs parents risquent de se retrouver sans toit le 28 février. Les représentants des parents d’élèves ont écrit au préfet, au maire et aux parlementaires, implorant leur « humanité ».
« Ils ont reçu un avis mercredi indiquant qu’ils seraient expulsés de leur logement le 28 février 2026 : trois enfants syriens âgés de 5 à 8 ans, leur mère enceinte et leur père ! La trêve hivernale ne protège pas les demandeurs d’asile, c’est inadmissible ! » Les représentants des parents d’élèves des écoles Anatole-France à Vendôme se battent depuis le 12 février 2026 suite à cette annonce. « Les enfants sont scolarisés depuis plus d’un an ici, ils ont des amis, une vie un peu stable après avoir subi de nombreux traumatismes. La priorité est de trouver une solution de relogement pour qu’ils puissent continuer à fréquenter l’école, » explique une mère, visiblement préoccupée.
Les parents d’élèves ont ainsi interpellé par lettre le préfet de Loir-et-Cher ainsi que le maire de Vendôme, leur demandant d'intervenir rapidement pour mettre fin à l'angoisse de cette famille et leur offrir un avenir serein en France. La famille, qui a quitté la Syrie en raison de menaces de mort pesant sur le père, a été déboutée à deux reprises de sa demande d'asile. « Leur maison a été criblée de balles, » raconte encore cette mère d’élève, « et pourtant, ils ont été rejetés parce qu’on considère que la Syrie n'est pas en guerre ! » Une pétition devrait être lancée ce vendredi pour mobiliser le soutien de tous les parents d’élèves, et une action est aussi prévue à la sortie des classes.
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