Paris (France) – Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a exprimé son désaccord dimanche concernant la récente classification de La France insoumise (LFI) comme un parti d'extrême gauche. Dans une intervention sur France 3, il a affirmé qu'il n'était "pas juste" de placer LFI dans cette catégorie, remarquant les tentatives de certains de "dédiaboliser l'extrême droite" tout en stigmatissant la gauche radicale.
Pour la première fois, dans une circulaire du ministère de l'Intérieur publiée cette semaine, LFI se voit attribuer la nuance d'extrême gauche, aux côtés de groupes comme Lutte ouvrière et le Nouveau Parti anticapitaliste. Faure a souligné que le Conseil d'État avait auparavant confirmé que LFI était un parti de gauche radicale, ayant toujours œuvré dans le cadre démocratique et électoral.
Eric Coquerel, député de LFI, a déploré cette classification dans l'émission "Questions politiques" de France Inter, soutenant qu'une telle démarche vise à obscurcir le débat public en ignorant l'historique et le programme du mouvement, qui se fonde sur le suffrage populaire. Selon lui, la critique qui en découle découle davantage de leurs motions de censure que de leur engagement démocratique.
Manuel Bompard, coordinateur de LFI, a mentionné qu'un recours devant le Conseil d'État pourrait être envisagé, sachant que la question de l'identité politique de LFI est cruciale pour son image. Jean-Luc Mélenchon, le leader du parti, refuse régulièrement cette étiquette, estimant qu’elle vise à le comparer à des formations telles que le Rassemblement national.
Du côté du Rassemblement national, Sébastien Chenu, vice-président du RN, a insisté sur le fait que LFI correspond à la définition de l'extrême gauche, qualifiant le parti de "violent" et "anticapitaliste". Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a défendu cette décision en arguant que LFI se refuse au dialogue parlementaire, ce qui justifie ce classement.
Olivier Faure a dénoncé en retour ce que certains considèrent comme une tentative de réintégrer l'extrême droite dans le débat républicain, tout en marginalisant la gauche radicale. Cette dynamique pourrait avoir des implications majeures pour les prochaines échéances politiques et pour le paysage électoral français.







