Ursula von der Leyen officialise le traité au Paraguay
Le 17 janvier, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a signé le traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur à Asunción, au Paraguay. Cet accord, qui est en négociation depuis 1999, a reçu un soutien majoritaire de la part des États membres de l'UE, malgré l'opposition de la France, et doit maintenant être ratifié par le Parlement européen.
Ursula von der Leyen a déclaré : « Nous privilégions le commerce équitable et les partenariats durables, apportant des avantages concrets à nos citoyens et à nos entreprises. » Selon Santiago Peña, président du Paraguay, ce traité représente un « signal clair en faveur du commerce international » au milieu des tensions mondiales.
Opposition des agriculteurs en Europe
Ce traité, visant à établir un marché commun de plus de 700 millions de consommateurs, verrait la suppression des droits de douane sur plus de 90 % des échanges, favorisant les exportations européennes, en particulier dans les secteurs de l'automobile, des machines et des produits chimiques. Toutefois, en retour, il ouvre le marché européen à des produits tels que la viande, le sucre, le riz, le miel et le soja en provenance d'Amérique du Sud, ce qui soulève des inquiétudes parmi les agriculteurs français.
De nombreuses manifestations ont eu lieu en France, où des syndicats agricoles se sont exprimés contre l'accord. Selon des reports, des routes ont été bloquées et des actions de protestation ont été menées pour faire entendre leurs inquiétudes. Ces réactions révèlent le malaise face à un potentiel afflux de produits étrangers qui pourraient déséquilibrer le marché local. Jean-Pierre Fleury, un agriculteur français, a souligné que « cette ouverture pourrait mettre en péril de nombreuses exploitations ».
Il est essentiel de considérer l'impact environnemental de cet accord. Des experts en agriculture durable craignent que l'intensification des pratiques agricoles au Mercosur n'entraîne des destructions de zones écologiques sensibles. D'autres acteurs, comme France Nature Environnement, ont exprimé leur préoccupation face aux normes environnementales souvent moins strictes dans ces pays.
Conclusion
L'accord de libre-échange entre l'UE et le Mercosur soulève des enjeux commerciaux indéniables mais comporte également des préoccupations réelles pour les agriculteurs et l'environnement. La ratification par le Parlement européen s'annonce donc déterminante et devrait alimenter un débat intense dans les mois à venir.







