Lors d'une récente table ronde à Washington sur le système de santé américain, Donald Trump a réitéré, pour la troisième fois en moins de vingt jours, sa conviction qu'il a forcé le président français Emmanuel Macron à augmenter le prix des médicaments en réponse à ses menaces de droits de douane. Ce récit, déjà démenti par l'Élysée en décembre 2025, semble prendre de l'ampleur malgré les dénégations.
La France se distingue par des prix de médicaments sur ordonnance en moyenne 2,5 fois moins élevés qu'aux États-Unis, un facteur qui déplaît particulièrement à Trump, comme l'indique une étude de la Rand Corporation. Dans ses propos, Trump n'a pas hésité à dramatiser l'échange qu'il aurait eu avec Macron, le qualifiant de « très sympathique » tout en ajoutant qu'il espère que le président français l'écoute réellement. L'ancien président a déclaré : « Tu ne vas pas aimer cet appel. Tu vas devoir augmenter le prix de vos médicaments. ». Il a ajouté : « C'est sûr à 100 % ».
Macron, selon Trump, aurait rétorqué : « Non, non, Donald, je t’ai dit que je ne le ferai pas. » Face à cela, Trump aurait évoqué des taxes douanières de 25 % sur les produits européens, y compris le vin et le champagne, incitant Macron, selon lui, à céder : « Donald, je serais ravi de le faire pour toi. Ce serait un grand honneur. »
D'un autre côté, l'Élysée a qualifié ces échanges de « sans fondement ». Une source de la présidence a souligné que le président ne décide pas des prix des médicaments, rappelant que les prix sont fixés en fonction de divers acteurs dans le secteur de la santé.
Les déclarations de Trump soulèvent des interrogations quant aux relations transatlantiques, surtout alors que les politiques de santé et les droits de douane continuent d'être des sujets de tension entre l'Europe et les États-Unis. À l'heure où la question des prix des médicaments prend une place prépondérante dans le débat public, l'impact de cette pression politique est surveillé de près par les observateurs et les experts en santé.







