Lors d'une récente allocution, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, a exprimé sa volonté de "briser le dos des séditieux", en réponse à une vague de manifestations qui secoue le pays depuis fin décembre. Selon lui, ces violences sont, en partie, le résultat d’un complot orchestré par le président américain Donald Trump, qu'il tient responsable des nombreuses victimes des récentes répressions.
Les troubles ont commencé par des manifestations de commerçants à Téhéran, en réaction à la hausse du coût de la vie. Depuis, les manifestations se sont intensifiées, défiant l'autorité de la République islamique, qui est au pouvoir depuis 1979. Les autorités ont rapidement coupé l'accès à Internet, une mesure jugée nécessaire pour diminuer la diffusion d'informations sur la brutalité des répressions exemplifiées par les nombreuses arrestations et le déploiement des forces de sécurité.
Khamenei a déclaré : "Il n'est pas dans nos intentions d’entraîner le pays en guerre, mais nous ne laisserons pas impunis les criminels, qu'ils soient nationaux ou internationaux". Il a ajouté que les États-Unis poursuivent un objectif de domination sur l'Iran, ce qui alimente encore plus la colère des manifestants, qui ne réclament rien de moins que des changements profonds dans la gestion économique et politique du pays.
La situation est particulièrement dramatique, alors que le nombre de victimes continue d'augmenter. Selon l'organisation Iranian Human Rights (IHR) basée en Norvège, jusqu'à 3 428 manifestants auraient été tués, bien que certains rapports évoquent un chiffre pouvant atteindre 20 000, comme le rapporte la chaîne d'opposition Iran International. Les médias d'État, quant à eux, tentent de minimiser le déclin de la situation, qualifiant les événements d'"émeutes" sous contrôle.
Les restrictions de communication compliquent la vérification des informations. En revanche, une légère reprise de la connectivité Internet a été rapportée, mais, selon l'ONG Netblocks, elle reste très faible, à seulement 2 % des niveaux normaux, rendant la situation encore plus opaque.
Le climat de tension a également attiré l'attention des observateurs internationaux. "Cette situation est extrêmement préoccupante. Des rapports fiables sur une répression brutale corroborent les inquiétudes d'une aggravation de la violence", a affirmé un expert sur les droits de l'homme. Les États-Unis, dommés par Trump, ont exprimé leur inquiétude quant au traitement réservé aux manifestants, avertissant le gouvernement iranien des conséquences potentielles s'il poursuivait sa violente répression.
Face à cette dynamique chaotique, la population iranienne continue de réclamer des réformes alors que le monde suit de près les événements. La tension entre le gouvernement et ses citoyens ne cesse de grandir, et la réaction internationale pourrait influencer l'issue de cette crise majeure.







