James Comey, ancien directeur du FBI et figure contestée par Donald Trump, a comparu mercredi devant les autorités fédérales après avoir été inculpé la veille. Cette nouvelle accusation vise à le relier à une menace présumée contre le président américain, en lien avec une publication sur les réseaux sociaux.
Âgé de 65 ans, Comey est confronté à deux chefs d'accusation portant sur une photo postée en mai 2025, où des coquillages, agencés sur le sable, formaient le message énigmatique '86 47'. Ce code a été interprété par l'administration Trump comme une menace potentielle à l'endroit du président, référence au fait que '86' pourrait symboliser un appel à l'expulsion ou même à l'élimination de quelqu'un.
Le tribunal fédéral d'Alexandria, près de Washington, a procédé à une audience succincte à laquelle Comey a assisté, ressortant libre après celle-ci, rapportent des médias américains. Cette situation est d'autant plus explosive qu'elle survient alors que Trump a récemment limogé sa ministre de la Justice, Pam Bondi, en raison de diverses critiques portant sur la gestion des poursuites contre des personnalités ciblées, dont Comey.
En effet, Todd Blanche, désormais ministre de la Justice par intérim, a pris la parole devant la presse, soulignant que toutes les menaces, et en particulier celle impliquant le chiffre '86 47', ne menaient pas forcément à des poursuites, précisant : 'Cela dépend de l'enquête et de nombreux facteurs.' Cependant, il a averti la population que menacer la vie du président constitue une infraction grave.
Dans ce climat de tensions politiques, James Comey a réaffirmé son innocence, clamant ne craindre aucune des accusations portées contre lui. Cette affaire marquera la seconde fois que le système judiciaire fédéral ciblent Comey, la première ayant été annulée en novembre dernier pour accusations de faux témoignage.
Rappelons que Comey avait été limogé en 2017 alors que le FBI enquêtait sur les ingérences russes lors de la campagne présidentielle de 2016. La progression de cette nouvelle inculpation a été révélée trois jours après une tentative d'assassinat présumée contre Trump, ce qui a encore amplifié les critiques. Un prominent sénateur démocrate a qualifié la situation d'« instrumentalisée » par un ministère de la Justice agissant pour le benefit d’un président en quête de revanche.







