Le juge antiterroriste a récemment conclu son instruction sur l'attentat survenu près de la tour Eiffel le 2 décembre 2023. Armand Rajabpour-Miyandoab, mis en examen dans cette affaire tragique, est accusé d'avoir causé la mort d'un touriste germano-philippin de 23 ans tout en blessant deux autres victimes.
Deux ans après cet événement choquant, l'enquête judiciaire vient enfin de toucher à sa fin. Le juge d’instruction a annoncé, par l’intermédiaire de l’AFP, que les investigations sur cette attaque au couteau sont désormais closes, ouvrant la voie à un procès. Rajabpour-Miyandoab est suspecté non seulement d'assassinat, mais également de tentative d’assassinat en lien avec une entreprise terroriste.
Une scène de cauchemar sous la tour Eiffel
Ce soir de décembre, vers 21h15, le pont de Bir-Hakeim se transforme en scène de chaos alors que les touristes profitent de la vue sur la tour Eiffel illuminée. Un homme vêtu de noir, armé d'un couteau, attaque un jeune homme, infligeant des coups mortels au visage et au dos. Malgré les efforts des secours, victime décède une heure plus tard.
Armand Rajabpour-Miyandoab, âgé de 26 ans lors des faits, a été arrêté peu après l’attaque, après une course-poursuite avec les forces de l’ordre. Interviewé par les enquêteurs, il aurait crié des slogans islamistes tout en menaçant de se faire exploser. Interpellé et neutralisé grâce à un taser, l'homme a déjà un passé judiciaire chargé, marqué par une condamnation en 2018 pour un projet d'attentat. En outre, des sources comme Le Parisien notent qu'il était en suivi psychiatrique interrompu depuis mars 2022.
Radicalisation et conséquences
Ce geste violent, selon Rajabpour-Miyandoab, aurait été motivé par le caractère « symbolique » de la tour Eiffel, qu’il n’a pas supporté de voir illuminée aux couleurs d'Israël après les événements tragiques de Gaza. En octobre 2024, il a été déchu de sa nationalité française, illustrant les conséquences de sa radicalisation islamiste.
Les autorités françaises, tout en concluant cette enquête, cherchent à réévaluer les mesures de sécurité, afin de prévenir de futurs incidents similaires. Certaines personnalités comme le sociologue spécialisé dans la radicalisation, Jean-François Ricard, estiment que les actions doivent se concentrer sur la détection précoce des comportements suspects.
« La société doit rester vigilante, mais aussi humaine pour reconnaître les signes de détresse avant qu'une autre tragédie ne se produise », affirme-t-il.







