La fonderie d'Abilly, fondée en 1822 et dernier bastion de la fonte d'Indre-et-Loire, est en péril. Placée en liquidation judiciaire depuis le 6 janvier 2026, elle risque de fermer définitivement le 6 février prochain. Malgré un carnet de commandes rempli pour les mois à venir, la pérennité de cette entreprise historique est menacée.
Dans une lettre ouverte, le maire d'Abilly, Christophe Dujon, souligne l'importance de ce patrimoine industriel : « Cette fonderie incarne un savoir-faire ancestral, malmené par des rachats successifs de financiers qui ont négligé son entretien. L'augmentation des coûts énergétiques a aggravé la situation », note-t-il, faisant écho à des critiques partagées par d'autres experts du domaine.
Les quinze salariés actuels détiennent un savoir-faire précieux qu'il est crucial de préserver. Dujon lance donc un appel pressant à l'ensemble des élus, nationaux et locaux, ainsi qu'à des investisseurs potentiels, pour trouver un repreneur capable de redresser cette entreprise. « Il nous faut quelqu'un prêt à investir dans cette fonderie qui peut encore croître, surtout pour les petites et moyennes séries », insiste-t-il.
La situation est critique et le temps presse. La fonderie d'Abilly n'est pas seulement une entreprise; elle représente une partie de l'identité industrielle française. Des initiatives similaires dans d'autres régions ont permis de sauver des entreprises en difficulté, laissant entrevoir une lueur d'espoir. Par conséquent, la communauté d'Abilly espère un sursaut collectif pour éviter une disparition qui marquerait un coup dur pour l'histoire industrielle locale.







