Paris (France) – La Fédération hospitalière de France (FHF) assure que l'hôpital public "tient bon" en ces temps de crise, malgré les défis posés par l'épidémie de grippe, de violentes intempéries et la grève en cours des médecins libéraux. Lors d'une conférence de presse, Vincent Ollivier, responsable adjoint de l'offre à la FHF, a commenté que la situation actuelle reste "gérable" bien qu'elle demeure fragile.
La semaine dernière, la FHF a identifié 28 "plans blancs" déployés dans les hôpitaux publics. Ce dispositif, activé en cas de crise, reflète une partie significative des 135 groupements hospitaliers de territoire (GHT) en France, regroupant les CHU et les hôpitaux majeurs. Par ailleurs, 108 établissements ont été répertoriés comme en tension, avec une hausse d'activité des services d'urgence dans 49 % d'entre eux.
Ollivier a également fait état de la saturation des lits, soulignant des difficultés à organiser les sorties des patients vers les Ehpad et les établissements de soins de réhabilitation. La grève des médecins libéraux, qui ne comprend que le troisième facteur de cette surcharge, ajoute à une pression déjà élevée due aux épidémies et aux intempéries, notent les responsables de la FHF.
Conformément à Arnaud Robinet, président de la FHF, "la permanence des soins repose largement sur l'hôpital public qui gère 85 % des prises en charge durant les nuits et les week-ends, que ce soit lors de périodes épidémiques ou en temps normal". Cette déclaration met en lumière le rôle crucial de l'hôpital face aux urgences, surtout lorsque des facteurs climatiques et sociaux viennent compliquer la situation.
Les médecins libéraux, depuis le 5 janvier, font entendre leur mécontentement face à des décisions politiques jugées déplorables. La grève est prévue jusqu'au 15 janvier, apportant des conséquences notables, notamment la fermeture de nombreux blocs opératoires dans les cliniques privées, selon les syndicats. Les chiffres fournis par le syndicat Samu Urgences de France indiquent une hausse des appels au Samu de 30 à 50 % dès le début de la semaine dernière.
Des urgentistes rapportent une pression sans précédent sur leurs services, un phénomène qui semble intensifié depuis la pandémie de Covid-19. Alors que la situation reste tendue, les acteurs de la santé appellent à une révision des politiques publiques afin d'assurer une meilleure prise en charge des patients et de renforcer le système de santé national.







