Le procès en appel de l'affaire des assistants parlementaires qui s'ouvre le 13 janvier pourrait s'avérer déterminant pour Marine Le Pen. Condamnée en première instance à quatre ans de prison, dont deux fermes, et à cinq ans d'inéligibilité, son avenir politique semble en jeu. Cette situation ne compromet toutefois pas l'avenir du Rassemblement national (RN), déjà en mutation.
Jordan Bardella, jeune président du RN, émerge comme une alternative sérieuse. Selon une enquête de Le Monde, sa popularité dépasse déjà celle de sa mentor. Pour la première fois, il est perçu comme un potentiel vainqueur au second tour de la présidentielle de 2027, un record que Marine Le Pen n'a jamais atteint. Ainsi, 56% des électeurs d'extrême droite estiment que Bardella serait un "meilleur président de la République", contre seulement 30% pour Le Pen.
Le RN semble donc tourner la page Le Pen, avec une stratégie visant à séduire des électeurs de droite traditionnellement réticents à s'associer avec le parti. Bardella adopte un discours plus flou sur les questions économiques, ce qui le rend plus attractif pour les milieux d'affaires. Un changement qui pourrait permettre au RN de s'implanter durablement dans le paysage politique français.
Malgré les turbulences judiciaires que Marine Le Pen traverse, l'avenir du RN pourrait être plus radieux que jamais, selon les experts. La transition vers une nouvelle génération de leaders, axée sur des solutions modernes, pourrait redéfinir le parti et attirer une nouvelle base d'électeurs. Comme le souligne l'analyste politique Jean-Pierre Dubois, "Bardella représente une nouvelle ère pour le RN, moins centrée sur le passé et plus sur des perspectives économiques innovantes".
Alors que l'héritage Le Pen s'efface progressivement, le RN pourrait bien se réinventer dans un paysage politique en profonde mutation, porté par une jeunesse désireuse de changement.







