Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a annoncé le 13 janvier que les États-Unis considèrent désormais les Frères musulmans comme une organisation terroriste, utilisant "tous les outils disponibles" pour lutter contre leurs branches à travers le monde.
L'Égypte, le Liban et la Jordanie abritent diverses sections de cette congrégation islamique, fondée en 1928. Selon Al Jazeera, cette initiative américaine fait suite à un décret du président Donald Trump, qui soulignait les dangers que présente cette organisation pour les intérêts américains.
Dans son communiqué, Rubio a déclaré : "Ces désignations marquent une série d'actions significatives pour contrer les violences et activités déstabilisatrices liées aux Frères musulmans. Nous mettrons tout en œuvre pour priver ces groupes de leurs ressources." Cette Déclaration intervient dans un contexte de tension croissante au Moyen-Orient, où différents pays adoptent des postures variées face à cette confrérie.
En Égypte, les Frères musulmans sont interdits depuis 2013, tandis qu'en Jordanie, leur activité a également été réprimée, le gouvernement accusant ces membres de complots. Au Liban, en revanche, le parti Al-Jamaa al-Islamiya, affilié aux Frères musulmans, est reconnu comme organisation politique légale, ce qui illustre la complexité de la situation.
Un expert en sécurité, Dr. Sarah Haddad, a déclaré à Valeurs Actuelles : "Cette désignation ouvre la voie à un gel des actifs et à d'autres sanctions économiques qui pourraient affecter non seulement les Frères musulmans, mais aussi leurs sympathisants à l'échelle mondiale."
En conséquence, tous les membres actuels ou anciens de l'organisation sont désormais interdits de se rendre aux États-Unis, à mesure que des mesures économiques radicales vont être mises en œuvre pour couper les sources de financements qui soutiennent les activités militants de ce groupe.







