Alors que la mise en place de la facturation électronique se profile pour le 1er septembre 2026, les travailleurs indépendants expriment leurs inquiétudes face à cette réforme. Décrite comme une avancée nécessaire dans la modernisation des systèmes de facturation, elle pourrait, selon beaucoup, se transformer en un fardeau financier et administratif.
Jean-Guilhem Darré, délégué général du Syndicat des Indépendants (SDI), alerte sur le coût potentiel qu'engendrerait cette transition pour les indépendants. « Ce que cela va changer concrètement, c'est que ça va leur coûter plus cher », souligne-t-il. En effet, une enquête récente menée par le SDI indique que plus de 50 % des indépendants perçoivent cette réforme comme une source de stress, associée à des incertitudes sur son application.
Les craintes vont au-delà des simples coûts financiers. Les professionnels redoutent également la contrainte d'utiliser des outils imposés, limitant leur liberté de choix quant aux solutions technologiques adaptées à leurs besoins. Plusieurs experts appellent à une approche plus flexible, afin de permettre aux travailleurs de choisir les solutions qui correspondent le mieux à leurs activités.
Par ailleurs, des enquêtes réalisées par d'autres organismes, tels que La Provence, confirment que cette réforme pourrait faire naître un fossé numérique, notamment chez les travailleurs moins familiarisés avec le numérique. Ces derniers risquent d'être laissés pour compte, accentuant les inégalités au sein de la profession.
En somme, si la digitalisation de la facturation est indéniablement une étape vers une plus grande efficacité, il est essentiel que les décideurs prennent en considération les difficultés rencontrées par les indépendants. Ainsi, pour garantir une transition réussie, des mesures d'accompagnement doivent être mises en place, afin de ne pas pénaliser ceux qui peinent déjà dans un contexte économique difficile.







