De plus en plus de salariés envisagent de devenir auto-entrepreneurs pour diversifier leurs revenus ou réaliser un projet qui leur tient à cœur. Mais est-ce légal ? Laissez-nous vous éclairer sur les conditions du cumul de ces deux statuts.
Cumul d'activités : ce qu'il faut retenir
Travailler en tant qu'auto-entrepreneur tout en étant salarié est non seulement possible, mais également parfaitement légal, peu importe votre statut au sein de votre entreprise (CDI, CDD, intérim, etc.). Toutefois, quelques règles doivent être respectées :
- Vérifiez que votre contrat de travail ne contient pas de clause d'exclusivité. Il peut être utile d'en discuter avec votre employeur pour clarifier la situation.
- Assurez-vous que l'activité de votre micro-entreprise ne concurrence pas celle de votre employeur. Cela fait partie de votre devoir de loyauté.
- Respectez vos horaires de travail. Les activités d'auto-entrepreneuriat doivent être exercées en dehors de vos heures de travail salariées.
Les aspects fiscaux à considérer
Si vous lancez une micro-entreprise tout en ayant un emploi, vous devrez déclarer les revenus des deux activités lors de votre déclaration d'impôts. Les revenus de votre emploi salarié seront indiqués dans la catégorie des traitements et salaires, tandis que ceux de votre activité indépendante apparaîtront sous micro-BIC ou micro-BNC.
Sachez également qu'il existe un plafond de chiffre d'affaires à ne pas dépasser pour bénéficier du régime fiscal de micro-entreprise. En 2024, celui-ci est de 188 700 € pour les activités commerciales et 77 700 € pour les prestations de service.
Les congés dédiés à la création d'entreprise
Il est important de noter qu'un salarié peut bénéficier d'un congé pour création d'entreprise, souvent d'une durée d'un an, renouvelable sous certaines conditions. N'hésitez pas à discuter avec votre employeur des modalités possibles pour ce congé.







