La situation en mer Noire connaît une nouvelle aggravation, alors que l'Ukraine a accusé la Russie d'avoir attaqué deux cargos de commerce près de ses côtes. Ce lundi 12 janvier 2026 marque une nouvelle escalade dans le conflit en cours, dont le début remonte au 24 février 2022.
Le vice-Premier ministre ukrainien, Oleksiï Kouleba, a dénoncé ces attaques sur Telegram, précisant que les navires étaient en attente de chargement, l'un transportant de l'huile végétale et l'autre, faisant route avec une cargaison de maïs. "Malheureusement, un membre d'équipage a été blessé et bénéficie actuellement de soins médicaux", a-t-il ajouté.
Ces frappes russes ne sont pas un incident isolé. Au cours des derniers mois, Moscou a intensifié ses attaques sur des infrastructures ukrainiennes, justifiant ses actions par des représailles aux frappes ukrainiennes contre ses pétroliers en mer Noire et en Méditerranée. Selon les sources d'actualité, les actions militaires de la Russie continuent de peser lourdement sur la navigation civile, entraînant des conséquences économiques désastreuses.
En parallèle, la ville de Kiev souffre d'une grave crise humanitaire. La maire de la ville, Vitali Klitschko, a récemment déclaré que près de 800 bâtiments dans la capitale étaient privés de chauffage suite aux bombardements russes. Les températures oscillent entre -7 et -15 °C, accentuant la détresse des habitants qui peinent à se réchauffer.
Les Nations Unies rapportent une augmentation alarmante du nombre de civils tués, atteignant 2 514 en 2025, ce qui en fait l’année la plus meurtrière depuis le début du conflit. Au total, près de 15 000 civils ont perdu la vie dans cette guerre, amplifiant le besoin urgent de trouver une solution pacifique.
Alors que certains leaders européens, comme Emmanuel Macron et Giorgia Meloni, appellent à renouer le dialogue avec Vladimir Poutine, la Commission européenne reste ferme sur sa position, estimant qu’un rapprochement n’est pas envisageable à l’heure actuelle. Paula Pinho, porte-parole de la Commission, a déclaré : "Nous n'en sommes pas encore là, mais nous espérons qu'un jour ces discussions permettront d'atteindre la paix en Ukraine".
Les experts s'accordent à dire que la résolution de ce conflit nécessite une approche collective, soulignant l'importance d'un dialogue global pour éviter une escalade encore plus dangereuse. La Turquie, tout en maintenant des relations équilibrées entre la Russie et l'Ukraine, a exprimé son inquiétude face à cette montée des tensions en mer Noire et a suggéré un cessez-le-feu, soulignant la nécessité d’un effort concerté pour stopper la spirale de violence.







