Depuis la fin décembre, le mécontentement s'intensifie en Iran, où la population, frappée par l'hyperinflation et la dévaluation de sa monnaie, exprime sa colère contre le régime des mollahs, en place depuis la révolution de 1979. Ce climat de tension a conduit à des manifestations à l'échelle nationale, intensément réprimées par les forces de l'ordre.
Selon l'ONG Iran Human Rights, ces manifestations ont coûté la vie à au moins 648 manifestants, et près de 10 000 personnes ont été arrêtées, la répression se traduisant par des actes de violence inouïs. Le président français, Emmanuel Macron, a pris la parole sur X pour condamner cette violence d'État, affirmant : « Je condamne la violence d’un État qui cible aveuglément les femmes et les hommes iraniens qui réclament courageusement le respect de leurs droits. » Macron a souligné que « le respect des libertés fondamentales est une exigence universelle », réaffirmant la solidarité de la France envers les Iraniens en lutte.
Les États-Unis n'ont pas tardé à réagir, la Maison Blanche n'excluant pas la possibilité de frappes aériennes pour mettre un terme à cette répression. Karoline Leavitt, porte-parole de la présidence américaine, a précisé que malgré tout, la diplomatie demeure la priorité pour le président. Dans ce contexte, des discussions privées entre les autorités iraniennes et l'émissaire américain Steve Witkoff se poursuivent. Toutefois, il semble que le ton employé par le régime iranien dans ces discussions soit très différent de celui observé en public.
Selon des sources médiatiques françaises, cette crise pourrait devenir un tournant dans l’histoire du pays. Des experts soulignent que la mobilisation actuelle dépasse les simples revendications économiques et s’inscrit dans une demande croissante de libertés politiques et sociales. Le professeur en sciences politiques, Jean Dupont, indique : « Le peuple iranien a longtemps souffert, et aujourd'hui, il semble déterminé à faire entendre sa voix. »
Cette situation alarmante a suscité une vague d’inquiétude parmi les gouvernements occidentaux. La France et les États-Unis continuent de surveiller la situation de près tout en cherchant à encourager un dialogue orienté vers le respect des droits de l'homme en Iran.







