Dans une histoire troublante, un jeune garçon nommé Elliot, âgé de 4 ans, a frôlé la paralysie en raison d'un diagnostic tardif de tuberculose vertébrale. Sa mère, Megan, 25 ans, avait initialement consulté des médecins à plusieurs reprises à cause de ses inquiétudes concernant la santé de son fils, qui perdait du poids et marchait de manière inhabituelle. Malheureusement, les symptômes ont été attribués à de simples infections virales, laissant la famille désespérément chercher des réponses.
Un diagnostic méconnu
Tout au long de leurs visites médicales, les médecins ont minimisé les symptômes d'Elliot, suggérant qu'il s'agissait d'un comportement maladif pour attirer l'attention. Selon Megan, les professionnels de santé ont attribué sa perte de poids à une ressemblance avec son père, ignorant complètement les signes alarmants. "On m’a dit qu’il marchait bizarrement pour se faire remarquer", confie-t-elle. Les nuits ponctuées de sueurs, alliées à des maladies répétées, étaient également mises sur le compte de virus saisonniers.
La dégradation soudaine de l'état de santé
En juin 2025, la situation a dramatiquement tourné lorsque le petit garçon a déclaré que ses jambes "ne fonctionnaient plus". Megan a alors pris la décision urgente de l’amener à l'hôpital de Coventry. Un examen radiographique a révélé la présence de ganglions lymphatiques calcifiés dans ses poumons, et des tests complémentaires ont conduit à un diagnostic alarmant : une tuberculose vertébrale.
Des conséquences lourdes
Cette forme de tuberculose peut causer des complications graves, y compris des compressions nerveuses. Dans le cas d'Elliot, cela nécessitait une opération de fusion vertébrale. "Le risque était énorme", a déclaré sa mère. Les médecins ont averti que sans intervention chirurgicale, l'enfant risquait de perdre l'usage de ses jambes de manière définitive.
Une intervention rapide
Heureusement, Elliot a subi l'opération avec succès, ce qui a permis de stopper la progression de la maladie. Cependant, la voie vers la guérison reste semée d'embûches. Les médecins n'excluent pas la nécessité d'une nouvelle intervention si la masse tuberculeuse sur sa colonne vertébrale ne diminue pas.
Un problème de santé publique croissant
Les révélations de ce cas soulèvent des questions pertinentes dans un contexte de santé publique préoccupant. En effet, en Angleterre, 5 480 cas de tuberculose ont été recensés en 2024, marquant une augmentation de 13 % par rapport à l'année précédente, selon les données de l'OMS. Cette maladie reste l'infection la plus meurtrière au monde, causant environ 1,6 million de décès chaque année. Les experts avertissent que le diagnostic précoce est essentiel pour éviter de tragiques conséquences comme celles vécues par Elliot. Megan, maintenant plus consciente des dangers, regrette que l'ensemble des symptômes n'aient pas été pris en compte plus tôt.







