Le tatouage de Louis Sarkozy a récemment ravivé un débat sociopolitique sur les symboles de pouvoir. Ce dessin, représentant le faisceau des licteurs, un emblème chargé d’histoire de la Rome antique, a été mis en lumière par l'universitaire Cécile Alduy. Dans un tweet partagé, elle a souligné que ce symbole, qui évoque le pouvoir de vie et de mort exercé par les magistrats romains, ne devait pas passer inaperçu.
Le faisceau, introduit en tant que prérogative des rois étrusques, est symboliquement associé à l'imperium, le pouvoir suprême des magistrats romains. Comme l'explique Soazick Kerneis, professeure d'histoire du droit à l'université Paris-Nanterre, ce tatouage représente une véritable « revendication du pouvoir absolu ». Sa présence sur le bras de Louis Sarkozy interpelle et suscite des réflexions sur ce que ces symboles représentent dans le contexte moderne.
En effet, le faisceau des licteurs a été adopté par les révolutionnaires français, qui y voyaient un instrument de la souveraineté populaire. Pourtant, la réactivation de ce symbole par Louis Sarkozy, candidat aux municipales à Menton, est une source d'inquiétude pour certains observateurs. Dans un contexte où l'histoire est souvent réévaluée, l'utilisation de tels symboles peut être perçue comme une ambiguïté politique. « Qu'il reprenne ce symbole des fascistes ou de la Rome antique, cela ne change rien au fond », a déclaré Alduy.
Cependant, les fervents défenseurs du design du tatouage soulignent que le faisceau est également présent sur les passeports français, représentant la justice et l'autorité légitime. Une certaine ambivalence est donc palpable, rappelant que les symboles peuvent revêtir des significations diverses selon les époques et les contextes.
La montée en puissance de Louis Sarkozy sur la scène politique attire ainsi les projecteurs sur son histoire personnelle et ses choix symboliques. À l'approche des élections, ces éléments ne manqueront pas de susciter discussions et analyses au sein de la sphère publique française.







