Hénaff au cœur d'une tempête numérique : l'origine de ses langues de bœuf sous le feu des critiques

La marque Hénaff face à un tollé sur la provenance de ses langues de bœuf.
Hénaff au cœur d'une tempête numérique : l'origine de ses langues de bœuf sous le feu des critiques
Des internautes ont reproché au groupe Hénaff, mercredi 14 janvier 2026, d’avoir fait le choix d’importer ses langues de bœuf depuis l’Amérique du Sud, se targuant pourtant de leur origine « 100 % bretonne ».

La marque bretonne de pâté Hénaff se retrouve récemment au centre d'une polémique virulente, déclenchée par des internautes sur les réseaux sociaux. Depuis le 14 janvier 2026, les critiques fusent en réaction à l'origine sud-américaine de ses langues de bœuf, un sujet sensible dans le contexte actuel des agriculteurs mobilisés contre le traité commercial entre l'Europe et le Mercosur.

Ce n’est pas le pâté emblématique qui est en cause, mais bien l'origine des langues de bœuf vendues dans les conserves bleues, estampillées « made in Bretagne ». Une inscription sur les boîtes a éveillé les suspicions : « nos langues de bœuf proviennent d’Amérique du Sud, car il s’agit de la meilleure source d’approvisionnement connue à ce jour pour répondre à nos exigences qualitatives et techniques. » Cette mention a suffi pour attiser les critiques, certains accusant Hénaff de tromper les consommateurs sur l’origine de ses produits, souvent perçue comme 100 % bretonne.

Une transparence défendue par la marque

Face à cette levée de boucliers, Hénaff a réagi en mettant en avant sa transparence. Dans un communiqué, le groupe a souligné : « Nous sommes plus transparents que les concurrents en précisant ‘Amérique du Sud’ sur nos boîtes, au lieu de ‘Non-UE’. Nous achetons 98 % de nos viandes en France, dont 91 % en Bretagne, sauf nos langues de bœuf, que nous achetons en Amérique du Sud depuis 1967. » Le groupe a également précisé que ces importations représentent seulement 1,2 % de leurs achats de viande.

Le choix d'importer ces langues est lié à des considérations techniques, la marque expliquant que les langues bovines françaises sont souvent « trop grosses et trop molles » pour être commercialisées sous forme de conserve. De plus, la demande dépasse l'offre en France.

Sur les réseaux sociaux, la réaction à cette transparence n’a pas tardé. De nombreux internautes ont exprimé leur soutien à Hénaff, en particulier des membres de l'armée, qui ont souligné leur attachement à cette marque souvent présente dans leurs rations. Des hashtags tels que #JeSuisPâtéHénaff ont vu le jour, incitant certains à consommer leur produits par solidarité.

Lors d’une interview avec Ouest-France, le PDG Loïc Hénaff a qualifié la situation de « non-polémique », précisant : « On ne s’est pas contentés de mettre un code incompréhensible pour mentionner que la viande provient d’Amérique du Sud. On a l’a écrit en gros sur le côté et on explique clairement pourquoi. » Il a ajouté que la situation politique liée au traité Mercosur avait conduit certains à exacerber les tensions. « Des gens mal intentionnés ont voulu manipuler la détresse de certains éleveurs, » a-t-il déclaré.

Cette controverse met en lumière des enjeux plus larges, notamment les impacts des accords commerciaux sur l'agriculture locale, un sujet sur lequel de nombreux experts s'interrogent. Le débat sur la provenance des aliments est plus que jamais d'actualité, alors que les consommateurs de plus en plus exigeants cherchent à comprendre l'origine de ce qu'ils consomment.

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