Marvin Joli a été jugé récemment pour les violences infligées à son ex-compagne, Chloé, lors d'une agression survenue en décembre 2022 à Blois. Bien qu'il ait été condamné à 15 ans de prison, la décision de ne pas retenir la tentative de meurtre a suscité la colère et l'incompréhension de la victime et de sa famille. Alexandra Fraudeau, la mère de Chloé, a exprimé sa déception en déclarant : "Je ne comprends pas. Apparemment, il faudrait que la femme meure pour qu’on parle de tentative de meurtre".
Un acte de violence aveugle
Chloé a été retrouvée grièvement blessée devant son appartement après que Joli lui ait porté plusieurs coups au visage, la laissant pour morte. Malgré la gravité des faits, le tribunal a estimé que l'intention homicide n'était pas suffisamment étayée. L'avocate de la famille, Me Isabelle Steyer, a dénoncé cette décision en disant : "Les jurés n’ont pas reconnu que frapper une femme à terre de plusieurs coups à la tête constituait une tentative de meurtre". Ce jugement fait écho à des préoccupations croissantes sur la manière dont la justice traite les violences faites aux femmes en France.
Des experts soulignent que de telles décisions pourraient envoyer un message préoccupant sur la banalisation des violences conjugales. Selon le collectif féministe "Nous Toutes", des cas comme celui-ci illustrent le besoin urgent de réformer la justice pénale pour mieux protéger les victimes.
En réponse, Me Stéphane Rapin, l’avocat de Joli, a affirmé que la condamnation était conforme au droit en raison de l’argument du doute. "S’il y a un doute, il doit profiter à l’accusé", a-t-il précisé. Marvin Joli a la possibilité de faire appel de cette décision dans un délai de 10 jours.
Cette affaire met en lumière l'importance d'une justice plus ferme face aux violences conjugales, alors que la France continue de lutter contre ce fléau social.







