Affaire d'un homme de 36 ans accusé de vol
Le 7 janvier 2026, un homme âgé de 36 ans a été présenté devant les juges pour avoir volé et revendu des armes faisant partie d'une collection. Selon ses dires, ces objets lui avaient été remis en règlement d'une dette envers une jeune femme. Ce prévenu doit également faire face à un autre procès le 22 janvier à Tours pour possession d'armes de guerre.
Les événements évoqués remontent à 2022, mais l'enquête n'a véritablement commencé qu'en 2023. Lors de la visioconférence avec les magistrats de Châteauroux, l'accusé a raconté comment une aventure sentimentale avec une jeune femme, dont le père est un collectionneur d'armes de la Seconde Guerre mondiale, l'a conduit à cette situation. Selon lui, il a prétendu qu'il ne pouvait pas avoir emporté un fusil dont il est accusé, car tout était filmé. Cependant, il a admis avoir pris plusieurs casques et une dague, affirmant avoir été dédommagé pour une somme d'argent qu'elle lui devait, tout en précisant qu'il avait revendu ces articles à un prix élevé.
Lors de son témoignage, il a expliqué que la jeune femme lui avait proposé de prendre les objets de collection, ce qu'elle aurait confirmé en lui montrant la pièce où ils étaient exposés. Cependant, la jeune femme a déclaré qu'il avait agi sans son consentement. Cette dualité des versions soulève des questions sur l'intention et l'appropriation frauduleuse.
Un témoignage troublant et des conséquences judiciaires
Le prévenu a par la suite confessé avoir gardé les objets en raison d'une altercation avec le propriétaire des armes, qui l'aurait menacé avec des amis. Ce dernier après avoir appris le vol a essayé de reprendre contact avec lui pour récupérer ses affaires. En toute confiance, il a mis en ligne une dague sur la plateforme Leboncoin, se défendant en disant qu'il devait bien savoir qu'il ne s'agissait pas d'objets illégaux, sinon il ne les aurait pas revendus de cette manière.
La procureure a répondu à ses affirmations en soulignant qu'il était évident qu'il savait que ces objets n'appartenaient pas à la jeune femme. Bien que les faits soient datés, la gravité des accusations a conduit le tribunal à reconnaître sa culpabilité, entraînant une peine de cent cinquante jours-amende à 8 €.
Pour l'expert en criminologie, Pierre Moreau, « ce type d'affaires ne doit pas être pris à la légère, car elles soulignent les problématiques complexes de l'appropriation et de la légalité dans la culture des collectionneurs ». Il ajoute que ces litiges peuvent souvent aboutir à des conséquences bien plus graves que ce que l'on imagine, non seulement sur le plan juridique mais aussi sur le plan émotionnel pour toutes les personnes impliquées.







