Un événement tragique a récemment frappé la ville d'Angoulême, en Charente, où un policier de 45 ans, membre du commissariat local, a été arrêté et mis en examen pour le viol d'une adolescente de 17 ans survenu début 2025. L'homme a également reconnu cinq tentatives d'enlèvement, toutes effectuées sous la menace d'une arme. Cette affaire a été révélée par le parquet le 15 janvier, suivant l'interpellation de l'agent après l'agression d'une femme de 60 ans à Nersac.
Ce dernier incident a permis aux enquêteurs de relier l'agent à plusieurs violences sexuelles. Selon des sources, telles que Le Figaro, le modus operandi de l'agresseur comportait des similitudes frappantes : utilisation d'un véhicule avec un conducteur masqué menaçant les victimes avec des phrases effrayantes comme « monte, ou je te bute ».
Les investigations menées par la brigade de recherches d’Angoulême ont révélé que l'ADN du suspect correspondait à celui retrouvé sur les lieux de l'agression du 31 janvier 2025. La victime, attendant son bus scolaire, a été confrontée à un individu cagoulé, qui lui a intimé de monter dans son véhicule. Le témoignage de cette jeune fille a été crucial pour faire avancer l'enquête.
Le vice-procureur de la République, Mathieu Auriol, a déclaré que les éléments de preuve rassemblés ont conduit l'agent à admettre sa culpabilité à l'issue d'une garde à vue initialement contestée. Après un examen minutieux de la télémétrie et des vidéos de surveillance, les enquêteurs ont confirmé la présence du suspect sur les scènes de crime. D’anciens collègues et des experts en violence faites aux femmes, comme ceux de l'association Féministes contre le viol, s’inquiètent des implications de cette affaire. Ils insistent sur l'importance de traiter les violences sexistes au sein même des forces de l'ordre.
Le policier, formateur technique au sein de son commissariat, n’est pas en charge d’enquêtes, mais certaines personnalités publiques pointent du doigt la nécessité d'un contrôle rigoureux sur l'éthique des agents de police. En conséquence, le parquet a requis son placement en détention provisoire, alors qu'une enquête judiciaire est en cours pour plusieurs chefs d'accusation, notamment pour viol et tentative d'enlèvement.







