Le parc des expositions de Rennes accueillera le week-end prochain un salon dédié aux chiots et chatons, un événement qui attire chaque année des milliers de visiteurs. Cette année encore, les organisateurs espèrent rassembler entre 6 000 et 8 000 passionnés d’animaux. Kevin Blaison, gérant d’Events’com, l’entreprise à l’origine de ce salon, précise que 400 animaux issus d’une trentaine d’élevages professionnels français seront présents
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Cependant, cet événement n’est pas sans controverse. Plusieurs associations, dont la SPA (Société Protectrice des Animaux), s’opposent fermement à sa tenue, arguant que la surpopulation dans les refuges rend ce type de manifestation inapproprié. PAZ (Projet Animaux Zoopolis) a également lancé une campagne de sensibilisation pour alerter le public sur les enjeux éthiques liés à la vente d’animaux. Selon leur position, ces salons favorisent une culture de consommation des animaux de compagnie.
Les avis divergent. D’un côté, des éleveurs affirment qu’ils ont besoin de tels événements pour sensibiliser le public à l’adoption responsable et à l’éducation des chiens. De l’autre, des défenseurs des droits des animaux pensent qu’il est inacceptable de commercialiser des animaux alors que tant d’entre eux attendent une famille dans les refuges.
En France, où la législation sur la possession d’animaux domestiques a évolué, les critiques de ces salons se multiplient. D’après une étude récente de l’association 30 Millions d’Amis, environ 100 000 animaux sont abandonnés chaque année, ce qui souligne l’urgence d’adopter plutôt que d’acheter. Ainsi, le débat autour du salon de Rennes n’est pas seulement local, mais fait écho à des problématiques animales à l’échelle nationale.
En somme, ce salon provoque un véritable clash entre la passion pour les animaux de compagnie et les réelles conséquences de leur commercialisation. À l’approche de l’événement, les discussions sont plus animées que jamais, mettant en lumière les différentes perceptions de la possession d’animaux en France.







