Le président américain Donald Trump a récemment mis en garde les nations qui n’appuieraient pas son projet d’acquisition du Groenland. Lors d'une table ronde à la Maison-Blanche, il a déclaré : « Je vais peut-être imposer des droits de douane sur des pays s’ils ne jouent pas le jeu sur le Groenland, parce qu’on a besoin du Groenland pour la sécurité nationale ». Ses propos interviennent alors que plusieurs pays européens ont décidé d'envoyer des troupes au Groenland, renforçant ainsi leur soutien envers le Danemark.
Dans une démarche diplomatique, une délégation bipartisane du Congrès américain se trouve actuellement à Copenhague pour exprimer son soutien au Danemark et à son territoire autonome. Les onze parlementaires présents ont rencontré la Première ministre du Danemark, Mette Frederiksen, qui a souligné un « désaccord fondamental » avec l'administration Trump sur la question du Groenland. Cela fait écho aux déclarations du ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, qui a affirmé qu'il est « hors de question » que les États-Unis acquièrent le Groenland.
En parallèle, une présence militaire accrue a été observée à Nuuk, la capitale groenlandaise. Ce déploiement, signalé par l'AFP, fait suite à l'annonce d'une mission de reconnaissance européenne, ajoutant ainsi une nouvelle dimension à la tension croissante entre les États-Unis et les pays européens. Selon la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, « le déploiement de troupes en Europe n'a aucun impact sur le désir du président d'acquérir le Groenland », ce qui reste un sujet de controverse sur le plan international.
Les réponses des gouvernements européens, incluant la France, qui a déjà envoyé une équipe militaire au Groenland, témoignent d'une volonté collective de défendre leur souveraineté dans la région. La ministre déléguée aux Armées française, Alice Rufo, a déclaré que cette initiative vise à envoyer un signal clair, tant aux États-Unis qu'à d'autres nations, concernant leur engagement en matière de défense.
Alors que les projets d'annexion de Trump semblent enlisés, experts et analystes s'accordent à dire que ce sujet est voué à rester une source de discorde internationale. Les tensions accélérées dans la région arctique soulèvent des interrogations sur la gestion des ressources futures et le contrôle territorial.







