Ce mercredi 3 juin, une cérémonie émouvante a eu lieu aux Invalides pour honorer la mémoire d'Edgar Morin, décédé à l'âge de 104 ans le 29 mai dernier. Emmanuel Macron a salué l'engagement et la résilience de cet intellectuel hors du commun.
La cérémonie d'hommage a rassemblé de nombreuses personnalités, dont la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet et plusieurs anciens ministres, tels que Dominique de Villepin et Bernard Cazeneuve, illustrant l'impact majeur de Morin sur la vie politique et intellectuelle française.
Un hommage à un homme aux mille facettes
Né Edgar Nahoum le 8 juillet 1921 à Paris, dans une famille juive, Morin a d'abord rejoint le Parti communiste avant de s'engager dans la résistance sous le nom de Morin, qu'il a choisi de conserver par loyauté envers cet engagement. Son parcours singulier a commencé avec la publication de "L'An zéro de l'Allemagne" en 1946. Il devient journaliste, puis chercheur au CNRS, où il occupe le poste de directeur de recherches de 1970 à 1993. En 1959, il publie "Autocritique", où il aborde son exclusion du Parti communiste et ses réflexions sur le stalinisme.
Edgar Morin, reconnu pour son approche transdisciplinaire, était un brillant historien, philosophe et scientifique. Sa célèbre série en six volumes, "La Méthode", publiée entre 1977 et 2004, pose les bases de la pensée complexe. Ce intellectuel a également été honoré par de nombreuses universités à travers le monde, reconnaissant son rôle fondamental dans le développement de la pensée critique.
L’hommage de ce jour souligne non seulement le parcours exceptionnel d'Edgar Morin mais également son héritage dans la société française. Des experts affirment que sa pensée continue d'influencer des générations d'étudiants et de chercheurs. "Il a ouvert des voies inexplorées sur le futur de notre monde", a déclaré l'historien Pierre Nora lors de la cérémonie.
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