François Marciano, ancien directeur général de Duralex et acteur clé de la reprise par les salariés de la verrerie, et son fils Antoine, ex-directeur financier, s'apprêtent à contester leurs récents licenciements. L'information a été révélée mercredi par leur avocat.
En mi-avril, François Marciano avait quitté Duralex, une entreprise maintenant en redressement judiciaire et en proie à des difficultés financières. À sa suite, Peggy Sadier, ancienne directrice marketing et commerciale, a été nommée à la tête de l'entreprise. Le communiqué officiel parlait d'un "départ à la retraite prévu", mais selon des sources proches du dossier, cette explication est contestée.
L'avocat de François, Me Pierre Lalanne, qualifie cette version de "complètement bidon". Il rapporte que son client a été "mis à pied" avant d’être informé de son licenciement en seulement trois minutes. Antoine Marciano, également licencié, aurait subi le même traitement.
Me Lalanne considère ces licenciements comme "brutaux" et sans fondement tangible, n'étant pas liés aux difficultés économiques signalées ou aux allégations de fautes de gestion relayées récemment. Il affirme, selon des informations d'AFP, que la compétence d’Antoine n'était pas en cause, contrant les affirmations de certaines sources.
Des procédures devant le conseil des prud'hommes sont en cours, et une action au tribunal de commerce pourrait suivre. Duralex, créée en 1945 et célèbre pour ses verres incassables, fait face à son cinquième redressement judiciaire en deux décennies, avec environ 60% de ses 243 employés de l’usine près d'Orléans ayant investi dans la coopérative.







