"J'ai fait tout ce que je pouvais la dernière fois, mais là, j'en ai marre", confie Bélinda, 35 ans et fan depuis de longues années. Elle s'était inscrite aux préventes pour le concert d'automne 2026, mais, avec ses amies, elle n'a pas été retenue pour ces nouvelles dates. "Céline Dion représente beaucoup pour moi; c'est comme une seconde mère musicalement. Je veux la voir au moins une fois, mais le sort m'a été défavorable", explique-t-elle.
Pour ces nouvelles préventes à La Défense Arena, un tirage au sort est de nouveau nécessaire. La vente des billets de l'artiste débutera le 3 juin à 10 heures et celle du lieu le lendemain. Seulement, l'accès à cette nouvelle chance est uniquement réservé à ceux qui étaient inscrits précédemment, sans certitude d'obtenir une place.
"Je n'ai même plus envie d'aller la voir"
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Ce parcours du combattant pour obtenir un billet décourage plusieurs amateurs. "C'est devenu impossible d'aller à des concerts aujourd'hui", dénonce Bélinda. "Je comprends qu'il y ait une forte demande, mais l'expérience de la vente est tellement dégoûtante que je n'ai même plus l'intention d'y aller". Les mêmes personnes semblent gagnantes à chaque fois, laissant de nombreux fans frustrés.
Outre la difficulté d'accès, certains billets se retrouvent rapidement sur le marché noir à des prix exorbitants. "Ça paie mes vacances", avoue un revendeur à BFM, qui compte gagner jusqu'à 10.000 euros en revendant ces places.
"L'expérience client est horrible, et cela affecte notre enthousiasme", déplore Bélinda, accablée par la complexité des réservations alors que "des influenceurs se voient attribuer des places gratuites serties par des marques".
Anna, 38 ans, exprime elle aussi son ras-le-bol face aux interminables files d'attente : "C'est vraiment frustrant. La voir en concert serait incroyable, mais je n'ai pas envie de me soumettre à cela". Les témoignages s'accumulent, peignant un tableau de désenchantement global.
"Je suis moins enthousiaste, et 2027, c’est encore loin"
Pour Lorenzo, 36 ans, même tentative infructueuse. Malgré cela, il espère encore grâce à un code fourni par un ami, bien que son enthousiasme ait diminué avec le temps. "Je me suis dit que j'allais dépenser 250 euros par place, mais maintenant je préfère chercher moins cher. Je suis moins impliqué, et 2027 semble loin", confie-t-il.
Le Parisien fait écho à ce sentiment, remarquant que l'engouement pour les concerts d'avril avait bénéficié d'une communication éclatante, effet qui s'est progressivement estompé. "Désormais, beaucoup sont passés à autre chose après avoir été déçus par les prix", témoigne-t-il.
"Tout le monde n'a pas sa chance"
Une lassitude partagée par Yoann, qui, comme de nombreux fans, n'a reçu aucune notification pour ces nouvelles préventes. "Hier, j'étais euphorique avec cette annonce, et en quelques heures, je suis retombé dans la tristesse", raconte-t-il, soulignant que ces tirages au sort rendent l'expérience encore plus stressante.
"C'est amusant au début, mais avec le temps, ça devient trop épuisant. Ça ne me motive plus à essayer, cet accès conçu pour être équitable se révèle inévitablement biaisé", conclut-il. Les désillusions se multiplient parmi ceux qui espéraient une meilleure organisation de la vente des billets.







