Entre un printemps marqué par des pluies abondantes et des chaleurs extrêmes, les producteurs de fraises du Jardin du Bonheur, à Saint-Jean-de-Braye, font face à des défis inattendus. Leurs pertes se chiffrent à près de 4 000 euros, alors qu’ils tentent de limiter les dégâts causés par des conditions climatiques imprévisibles.
Julien Ricci, exploitant du jardin, souligne les impacts sévères de cette météo erratique : "C'est un véritable gaspillage. Les plants sont irrigés, mais cette chaleur intense a flétri les fraises. Malheureusement, il est désormais trop tard pour les sauver". Il évoque des débuts de saison compliqués, avec des excès d'eau qui ont nécessité la mise en place de bâches pour protéger les cultures. Cependant, la chaleur qui a suivi a eu des conséquences désastreuses pour la production.
Pour contrer ces aléas, Julien explore des solutions telles que l'installation de structures d'ombrage rudimentaires. Bien qu'il ambitionne d'investir dans des tunnels mobiles pour mieux protéger ses fraises, cela nécessite des moyens financiers. "C'est essentiel pour le futur de nos récoltes", affirme-t-il.
Une récolte qui continue malgré les épreuves
Malgré ces difficultés, l'agriculteur a pris la décision de ne pas augmenter le prix de ses fraises. "J'ai été ravi de voir de nombreux clients se déplacer, souvent en fin de journée pour éviter la chaleur. Leur soutien est crucial pour nous", déclare-t-il. Cette saison, bien que marquée par des pertes, a également vu des plants résister et permettre une récolte continue.
Pour marquer la fin de la saison avec un esprit convivial, le Jardin du Bonheur organisera une grande fête champêtre le 14 juin 2026, une première depuis huit ans d’activité. "Nous souhaitons célébrer la résilience et le soutien de la communauté", conclut Ricci, plein d'espoir pour l'avenir de sa production.
Les informations rapportées sont basées sur des faits corroborés par Radio France.







