Le procès en appel concernant les assistants parlementaires du Front national est marqué par une échéance capitale. Le juge a annoncé que le jugement sera prononcé le 7 juillet, une date particulièrement scrutée par les membres du Rassemblement national (RN) et les potentiels candidats à la présidentielle de 2027. « Plus la décision sera rapide, mieux je me porterai », a confié Marine Le Pen à des journalistes après l’audience.
Rodolphe Bosselut, avocat de Le Pen, a alerté la cour sur l'importance de ce procès dans le contexte d'une élection cruciale pour le pays, affirmant que la décision qu'ils rendront sera décisive. Marine Le Pen est sous le coup d'une pénalité d’un an ferme de réclusion et d'une inéligibilité de cinq ans, ce qui remet sérieusement en question sa candidature à la présidentielle de 2027.
Elle a souligné qu'elle ne tarderait pas à décider de sa candidature après l’annonce du verdict, laissant entendre que si elle ne pouvait se présenter, Jordan Bardella représenterait le parti. Pour espérer concourir, elle doit éviter des peines d’inéligibilité de plus de deux ans, en tenant compte de la date du jugement initial du 31 mars 2025.
Le rôle central de Marine Le Pen mis en avant par le parquet
Lors des réquisitions, les représentants de l’accusation ont souligné la position cruciale de Le Pen dans l'organisation interne du mouvement. « Elle a signé les contrats. Elle ne peut prétendre qu'elle ne savait pas, étant avocate de formation », a déclaré Thierry Ramonatxo, alors qu’il a insisté sur son rôle en tant qu’initiatrice d'un système permettant de détourner près de 1,4 million d’euros.
Le parquet a aussi appelé à la condamnation de 11 autres personnes impliquées et du RN lui-même, accusés d'avoir employé des assistants parlementaires dont le travail a profité au parti mais dont les salaires étaient couverts par des fonds européens.







