La gestion des déchets représente une priorité pour la communauté de communes du pays de Falaise, dans le Calvados. À l'approche de la fin de ce mandat, Ouest-France a interrogé Kévin Dewaële, vice-président en charge de l'environnement, pour faire le point sur les évolutions marquantes des dernières années en matière de déchets.
Des ordures ménagères en baisse
Les chiffres parlent d'eux-mêmes : la quantité d'ordures ménagères par habitant a connu une réduction notable, atteignant 220 kg par an en 2024. Kévin Dewaële souligne que cette diminution, de 12 % sur cinq ans, est le résultat d'une combinaison de facteurs. Parmi ceux-ci, l'extension des consignes de tri en 2021, la sensibilisation accrue des citoyens, et un changement de comportement face à la crise économique.
Promotion du biocompostage
Un tournant significatif a été amorcé avec l'obligation, dès janvier 2024, d'extraire les déchets organiques. La vente de composteurs a explosé, passant de 50 unités par an à 243 cette année. Stéphane Rommé, responsable de cette gestion, indique que l'arrivée d'un maître-composteur a permis d'accélérer cette transition, surtout dans les habitats collectifs.
Collecte sélective efficace
La collecte sélective dans la région s'effectue principalement par apport volontaire dans 356 points de tri. Depuis 2021, tous les emballages, y compris les pots de yaourt, sont acceptés, ce qui a favorisé un transfert significatif de déchets vers le recyclage.
Abandon d'un projet d'une nouvelle déchetterie
D'un autre côté, la communauté a abandonné la construction d'une nouvelle déchetterie, un projet initialement estimé à 4 millions d'euros. Malgré cette décision budgétaire, des travaux de modernisation des déchetteries existantes sont prévus, visant à améliorer les conditions pour le personnel et à optimiser les opérations de tri.
Dans l'ensemble, ces initiatives illustrent l'engagement des élus locaux en faveur d'une gestion durable des déchets, répondant aux attentes croissantes des citoyens pour un avenir plus vert. Comme le souligne Kévin Dewaële, le défi reste de continuer à réduire la production de déchets tout en maîtrisant les coûts liés à la gestion des ordures.







