Le milliardaire Mohed Altrad, bien connu pour ses entreprises dans le secteur du bâtiment et pour son rôle en tant que propriétaire du Montpellier Hérault Rugby, a officiellement annoncé sa candidature aux élections municipales de Montpellier, prévues pour 2026. Ce jeudi 15 janvier, lors d'un rassemblement réunissant environ 500 personnes, il a partagé sa vision et ses ambitions pour la ville.
« À un moment où beaucoup choisissent le confort, j’ai choisi le combat : j’ai décidé de me présenter comme candidat pour être le prochain maire de Montpellier », a déclaré Altrad, visiblement déterminé à se démarquer de la tradition politique en place. Lors de son discours, il a insisté sur la nécessité de « relever » Montpellier, qualifiant la mairie actuelle de « section du parti socialiste » et de promettant de « démanteler le système » en place.
Dans le cadre de sa campagne, Altrad a promis la création de 30 000 emplois et envisage de faire de la ville une « zero chômeur ». En plus de ses engagements économiques, il a proposé des initiatives controversées, telles que l’instauration d’un couvre-feu à 22 heures pour les mineurs de moins de 16 ans et la gratuité des cantines pour tous les enfants.
Le chef d’entreprise a également promis d’abandonner un projet de traitement de déchets CSR, qui avait suscité de vives inquiétudes parmi les habitants. Ce projet controversé, porté par la métropole, est considéré par de nombreux experts comme nuisible à l’environnement, et Altrad a pris cette position pour renforcer son image auprès des électeurs.
Revenu pour une nouvelle tentative après avoir atteint le second tour des municipales de 2020 avec 18 % des voix, Altrad se présente avec une plus grande notoriété. Deux ans auparavant, il avait déjà manifesté son désir de changer la direction de la ville, mais sa démission du conseil municipal en 2024 avait laissé plus d'interrogations que de réponses, notamment en raison de conflits avec le maire actuel, Michaël Delafosse.
En décembre 2022, l'homme d'affaires a été reconnu coupable de corruption, une affaire qui pourrait ternir sa campagne. Condamné à 18 mois de prison avec sursis, il a fait appel et attend un procès qui pourrait avoir des répercussions sur ses ambitions politiques. Cette situation soulève des interrogations parmi les analystes politiques et les électeurs, notamment en ce qui concerne son influence sur la scène politique locale.
Les prochaines mois seront cruciaux pour Altrad, qui devra naviguer entre des promesses ambitieuses et les défis juridiques qui pèsent sur lui. De nombreuses personnalités politiques, ainsi que des analystes locaux, scrutent de près son parcours et son impact potentiel sur la politique municipale.







