Souvent catalogué comme une mauvaise herbe, le chardon mérite cependant d'être redécouvert pour sa beauté originale et ses multiples avantages. Les chardons, appartenant principalement aux familles des Astéracées et des Apiacées, illustrent la diversité du monde végétal avec des genres tels que Carduus, Onopordum ou encore Eryngium.
Variétés ornementales de chardons
Le chardon aux ânes (Onopordum) est particulièrement apprécié pour ses feuilles duveteuses et sa taille impressionnante, pouvant atteindre 3 mètres. D'autre part, l'Eryngium alpinum, ou panicaut, fascine par ses tiges bleues et ses inflorescences épineuses, et réside naturellement dans les Alpes. Ces chardons ornementaux apportent une touche singulière aux jardins, tout en attirant une variété d'insectes pollinisateurs, notamment les papillons.
Vertus médicinales des chardons
En outre, certaines espèces comme le chardon-Marie (Silybum marianum) sont reconnues pour leurs propriétés thérapeutiques, en particulier pour le foie. Utilisé en phytothérapie, ce chardon est à la fois comestible et de plus en plus prisé en cuisine. Les chardons panicauts, eux, ne se contentent pas d'embellir notre environnement; ils offrent une riche source de nectar qui favorise la biodiversité locale.
Comment cultiver des chardons
La culture des chardons est accessible à tous. Les panicauts se plantent de septembre à avril, avec une préférence pour une terre bien drainée et légèrement calcaire. Pour leur donner la meilleure chance de s'épanouir, il est essentiel de les espacer de 30 à 60 cm et de les arroser généreusement au début. Quant au chardon aux ânes, il nécessite d'être semé au printemps et offre des fleurs à partir de la deuxième année.
En matière d'entretien, sachez que ces plantes sont relativement peu exigeantes. Les chardons bleus peuvent rester en place même après leur floraison, ajoutant une dimension esthétique au jardin grâce à leurs fleurs séchées.







