La récente capture de Nicolás Maduro a provoqué des vagues d’euphorie au Venezuela, mais cette joie a rapidement laissé place à une profonde frustration. Alors que l'opposition espérait une transition rapide vers la démocratie, nombreux sont ceux qui craignent que la situation ne persiste, dominée par des intérêts étrangers. Dans un éditorial du 5 janvier, le quotidien "El Nacional", voix principale de l'opposition, exprime ses craintes face à un potentiel retour des partisans de l'ancien dictateur, sous prétexte d'un accord économique sur le pétrole avec les États-Unis.
Selon des experts en politique internationale, cette incertitude pourrait prolonger la période de transition au Venezuela, qui reste tributaire des choix stratégiques de l'administration Trump. "La gestion directe du Venezuela par les États-Unis soulève des questions sur la souveraineté du pays et sur la voix des Vénézuéliens", déclare un politologue au sein de l’université Simón Bolívar. Le régime, bien que déstabilisé, continue de faire face à une opposition interne et à une répression qui entrave toute possibilité d'alternance.
L’avenir politique semble se dessiner autour d’un choix difficile : le remplacement de Maduro par Delcy Rodríguez, actuelle vice-présidente, en échange d'un accès privilégié aux ressources pétrolières pour les entreprises américaines. Alors que cette option se profile, la question demeure : est-ce vraiment un changement bénéfique pour le peuple vénézuélien, ou une manipulation destinée à préserver l’influence des grandes puissances sur la région ?
Le soutien populaire pour l'opposition est indéniable, et la voix des dirigeants qui aspirent à un changement a besoin d'être amplifiée. Cependant, comme le souligne un article du "Monde Diplomatique", le risque d'un nouveau cycle de répression et d'autoritarisme demeure inquiétant. Les Vénézuéliens continuent d’appeler à une transition qui ne soit pas dictée par des puissances externes mais qui émane d’eux-mêmes, dans un cadre de respect et de justice.
La diligence à maintenir la pression sur le régime actuel est primordiale, selon les analystes. "Une transition réussie nécessite une stratégie unifiée et une pression constante sur le pouvoir en place", ajoute un expert en droits humains. Les Vénézuéliens espèrent que la liberté, tant attendue, ne sera pas un simple mirage mais un objectif réalisable dans un avenir proche.







