Alors que le gouvernement de l'exécutif français fait face à une nouvelle crise, l'accord avec les pays du Mercosur se présente comme un véritable défi pour la stabilité du gouvernement Lecornu. Les parlementaires sont presque tous opposés à cet accord, et un vote de la Commission européenne prévu le 12 janvier pourrait déclencher des menaces de censure, mettant en péril la durée de vie du gouvernement.
La grogne des agriculteurs a explosé récemment, notamment suite à la gestion des épidémies telles que la dermatose nodulaire contagieuse touchant le bétail. Les tensions, déjà palpables, se retrouvent exacerbées par le projet d'accord avec le Mercosur. À l'Assemblée nationale, il semble y avoir un consensus contre cette initiative. Les députés LR, majoritairement issus de zones rurales, se montrent particulièrement inquiets, et un leader influent, Bruno Retailleau, a mis en garde : "Si Emmanuel Macron vote en faveur de l'accord, cela expose le gouvernement à un risque accru de censure."
Les propos du député Julien Dive confirment cette inquiétude : "Au moins la moitié du groupe votera la censure. Il n’y a même pas débat," a-t-il déclaré au quotidien L'Opinion. Cette menace de censure pourrait en effet troubler l'exécutif, au moment où le gouvernement doit aussi jongler avec les discussions budgétaires qui reprennent le 8 janvier. Sur les réseaux sociaux et dans les médias, l'opinion publique semble également pencher vers un rejet de l'accord, notamment à cause des préoccupations exprimées par les agriculteurs sur la concurrence déloyale et les normes environnementales.
Les experts avertissent que les conséquences de l'accord pourraient s'avérer désastreuses pour l'agriculture française, en aggravant les inégalités de compétitivité. Le climat de tension qui règne à l’Assemblée soulève des questions sur la capacité de la majorité à gérer une telle crise. En somme, l'issue de ce vote pourrait non seulement avoir un impact sur la politique agricole, mais aussi sur l'équilibre politique du gouvernement Macron en général.







