Les fédérations d’ambulanciers privés ont pris la décision inscrite dans un cadre de « responsabilité sanitaire ». Ainsi, ils ont suspendu leur mobilisation régionale initialement prévue pour le 26 juin 2026, en raison des conditions extrêmes causées par la canicule, afin de ne pas aggraver la situation du système de soins déjà éprouvé par la chaleur. Au lieu de cela, les professionnels du secteur se rassembleront uniquement à Paris.
Dans un communiqué, les quatre fédérations représentant le transport sanitaire privé (CNSA, FNAA, FNAP, FNMS) ont souligné cette décision comme une avancée « dans l’esprit de responsabilité envers les patients et les établissements de santé ». Cette suspension vise à éviter une surcharge supplémentaire qui pourrait nuire à la prise en charge des patients en situation de vulnérabilité.
« Les ambulanciers refusent d’ajouter de la tension à un système de soins déjà fragilisé par les fortes chaleurs », insistent-ils.
Des rassemblements prévus à Paris
Les actions prévues devant les CHU régionaux et la suspension des sorties hospitalières sont levées pour faciliter la prise en charge des patients. Le rassemblement est désormais prévu à Paris où « plusieurs centaines d’ambulanciers convergeront » pour se retrouver devant le ministère de la Santé le 26 juin à 8h00, dans l’espoir d’être reçus par la ministre Stéphanie Rist.
Le communiqué rappelle que cette prise de responsabilité ne diminue en rien la gravité de la situation. L’inter-fédération maintient en effet son ultimatum fixé au 1er juillet 2026. Elle dénonce le gel des tarifs de l’urgence préhospitalière à 64 euros de l’heure depuis 2018, alors que l’inflation a atteint 30 % depuis 2020. Les ambulanciers exigent des mesures économiques d’urgence avant l’été, ainsi qu’un modèle de financement durable et une réorganisation nécessaire des transports.
« Sans décision concrète, le 1er juillet marquera une rupture majeure pour le transport urgent préhospitalier », prévient Dominique Hunault, président de la CNSA. Il avertit que, sans intervention gouvernementale, les transports d’urgence préhospitalière et les sorties d’établissements seront progressivement suspendus, risquant ainsi de perturber le fonctionnement des SAMU et des hôpitaux.







