Mardi 23 juin, Moscou a exprimé de vives critiques à l'égard de l'Union européenne et des États-Unis au sujet de leur implication dans le conflit ukrainien. Lors d'une réunion avec des diplomates étrangers à Moscou, Lavrov a condamné les récentes prises de position des dirigeants occidentaux, arguant que les États-Unis avaient trahi leur rôle de "médiateur impartial" dans le processus de paix. En effet, "au lieu d’assumer ce rôle neutre, les États-Unis préfèrent augmenter la pression avec des sanctions sur la Russie", a-t-il déclaré.
Depuis la réélection de Trump en 2025, l’approche américaine a évolué, cherchant à négocier entre Kiev et Moscou. Toutefois, ces discussions stagnent depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, selon des sources proches du dossier. Lors du dernier sommet du G7, Trump a exprimé que la Russie "devrait conclure un accord", laissant entrevoir une nouvelle position des États-Unis en faveur de l'Ukraine.
La fourniture d'armes à l'Ukraine
Malgré une position habituellement réservée, Trump a affirmé que l’Ukraine avait besoin de soutien militaire. Ce revirement a été perçu comme un tournant significatif, augmentant les tensions entre Moscou et l’Occident. Lavrov a rappelé que dans ce contexte, "l'Europe redevient la principale menace pour la paix et la sécurité mondiale" en raison de son aide militaire à Kiev. En substance, Moscou voit la fourniture d'armement à l'Ukraine non seulement comme une escalade du conflit, mais aussi comme une dérive inquiétante des relations internationales.
Les analystes s'accordent à dire que la dynamique actuelle pourrait peser lourdement sur la scène mondiale, alors que de plus en plus de tensions semblent se concentrer autour de cette guerre, faisant mine d'oublier les mécanismes de paix. Selon un expert cité dans l'analyse du Monde, "le degré d'engagement militaire des pays occidentaux à l'égard de l'Ukraine pourrait redéfinir l'équilibre des forces en Europe".







