La canicule qui frappe la France a causé la disparition tragique de « 40 vies » par noyade depuis le 18 juin, a déclaré mardi 23 juin Sébastien Lecornu, lors d’une réunion de crise.
Lors d'une réunion interministérielle à laquelle ont assisté 18 ministres, le Premier ministre a exprimé son chagrin face à un « triste fléau » lié aux « quarante morts » par noyade, dont « essentiellement des jeunes », en raison des températures élevées qui règnent en France.
Sébastien Lecornu a évoqué « une incertitude » quant aux conséquences de cette canicule, qui met à l'épreuve les infrastructures, avec des températures atteignant 44 °C dans le Sud-Ouest. Il a demandé au gouvernement d’envisager trois scénarios, dont un qui envisagerait une « chaleur persistante durant une grande partie du mois de juillet », pour « prendre un certain nombre de décisions ».
Le Premier ministre a décrit ses « priorités », notamment assurer la bonne fonction des hôpitaux, car l’hôpital doit « tenir », les services de santé étant nettement plus sollicités que l'année précédente. « Notre enjeu est de garantir un plan de résilience pour l'hôpital », a-t-il souligné.
Il a également rappelé « l’alerte de l’ensemble de notre système de sécurité civile et militaire », ajoutant que « la canicule entraîne des sécheresses, impliquant une vigilance accrue sur les forêts et les cultures », tout en demandant un suivi sur la « pollution de la ressource en eau ».
« Quelques décisions à prendre »
Le Premier ministre a aussi demandé un « point sur la qualité du service proposé par la SNCF », après que les opérateurs de transports ont averti de possibles ralentissements et suppressions de trains en Île-de-France.
Enfin, il a appelé ses ministres à lui soumettre des « propositions pour l’année prochaine », car « préparer le pays à cette résilience nécessite peut-être des décisions structurelles ».
À l’heure actuelle, plus de la moitié de la France est placée en vigilance rouge par Météo-France, un seuil sans précédent, tandis que 90 % de la population subit ces chaleurs extrêmes, exacerbées par le réchauffement climatique, comme le précise Le Monde.







