Lundi 22 juin, dès l’aube, un mouvement de grève s’est intensifié à la prison du Craquelin à Châteauroux, orchestré par le syndicat Ufap-Unsa, entraînant un blocus de l’établissement.
À six heures précises, des pneus ont été disposés pour barrer l'accès au centre pénitentiaire du Craquelin. Aucun véhicule n'était autorisé à entrer et les agents étaient invités à se joindre à la grève à l’extérieur. « Seules la direction et les officiers peuvent entrer pour assurer un minimum de fonctionnement, » a expliqué Marie-Antoinette Leclerc, représentante syndicale.
Ce mouvement a été initié en raison de l’insuffisance des effectifs, la situation étant d'autant plus préoccupante avec une surpopulation alarmante dans le quartier d'arrêt. Les agents, soumis à une pression croissante, signalent qu'ils dépassent les normes de travail, « Normalement, nous faisons au maximum 108 heures supplémentaires par trimestre, mais là, nous sommes tous à un minimum de 130 heures, » a partagé une surveillante.
Pour des renforts et des conditions de travail dignes
Le centre de Châteauroux abrite à la fois un centre de détention et une maison d'arrêt, chacun avec ses propres défis. « Depuis la semaine dernière, il y a au moins deux nouvelles entrées par jour. Dans des cellules de 10 à 12 m², on trouve souvent jusqu'à quatre détenus, avec seulement deux matelas au sol, » a ajouté la déléguée syndicale, soulignant l’intensification des risques liés à ces conditions.
Les surveillants ressentent une montée de la tension dans l'établissement, exacerbée par le manque d'effectifs disponibles pour les déplacements quotidiens des détenus. « Pour chaque activité, que ce soit le sport ou les pauses, il faut mobiliser plusieurs surveillants, » a ajouté une agente qui préfère rester anonyme. Face à cette situation, le syndicat réclame un changement immédiat: la suspension des mouvements jugés inutiles et un renforcement des équipes.
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