Depuis le début de juin, la Vendée a un nouveau visage politique. Dominique Paillat, ancien maire de Saint-Germain-de-Prinçay, a été désigné député de la deuxième circonscription de Vendée, succédant à la défunte Béatrice Bellamy. À 68 ans, il s'apprête à relever ce nouveau défi, qu'il n'avait pas envisagé. Il partage ses premiers ressentis avec ICI Loire Océan.
Dans un parcours de vie marquant, Paillat a passé plus de 40 ans dans l'entreprise familiale, Meubles Gautier à Chantonnay, avant de se faire élire comme maire en mars dernier. Ce n'est qu'après le décès de Béatrice Bellamy qu'il a décidé de la remplacer en tant que député. "Je ne m'attendais surtout pas à être député," confie-t-il. "J'avais promis de soutenir Béatrice jusqu'en 2024. Par respect pour son souvenir, il fallait que j'accepte cette responsabilité."
Un nouvel apprentissage à l'Assemblée
Lors de sa première immersion à l'Assemblée nationale, il a été frappé par l'atmosphère : "C'était chargé d'émotion. Apprendre les codes de ce milieu n'est pas simple, surtout à mon âge, mais c'est un défi qui me motive," ajoute Paillat.
Toujours proche du parti Horizons, le député souhaite se concentrer sur des questions qui le tiennent à cœur : "Je vais défendre des dossiers liés à mon expérience industrielle, à l’aménagement du territoire, ainsi qu’à la filière bois et au bénévolat," déclare-t-il. Son retour à l’Assemblée nationale est prévu mardi prochain, après avoir démissionné de son mandat de maire. Son successeur sera élu lors d'un prochain conseil municipal.
Cette prise de fonction intervient à un moment où les enjeux autour de la ruralité et de l'industrie sont au cœur des préoccupations politiques françaises. Les experts s’accordent à dire que l’expérience de Paillat sera précieuse dans ces domaines. En effet, les défis économiques et environnementaux nécessitent des voix qui comprennent les réalités des territoires. La voix de Dominique Paillat pourrait bien résonner avec force lors des débats à venir.







