Une origine intrigante. Le nom Saint-Bris est peu commun, porté par seulement une quinzaine de personnes. Comme bon nombre de noms de famille commençant par « Saint », il renvoie à une origine géographique. En France, on trouve deux communes nommées Saint-Bris, cinq Saint-Brice, sans oublier de multiples hameaux. Le terme 'Bris' dérive d'un ancien nom latin popularisé par le successeur de saint Martin à l’évêché de Tours.
Un parcours remarquable. Gonzague Saint-Bris (1948-2017) reste le représentant le plus célèbre de cette lignée. Écrivain, journaliste pour des médias tels que La Nouvelle République, Paris-Match et Le Figaro, il a aussi dirigé le magazine Femme. Né au Clos-Lucé, ancien domicile de Léonard de Vinci, sa famille l'a acquis en 1854. Gonzague a également exercé la fonction de conseiller municipal à Loches et a instauré de nombreuses manifestations littéraires, dont La Forêt des livres en 1995, attirant jusqu'à 50.000 visiteurs lors des dernières éditions, rebaptisées Les Écrivains chez Gonzague Saint-Bris après son décès.
La famille et son héritage. Jean, le frère de Gonzague (1947-2004), est lui aussi décédé tragiquement dans un accident de la route. En tant que directeur du Clos-Lucé, il a poursuivi la restauration du château amorcée par leurs parents. Leur mère, Agnès Mame, provient d'une lignée d'imprimeurs tourangeaux et est aussi liée à la famille Dalloz, reconnus éditeurs.
Hubert Saint-Bris (1915-1979), leur père, était un énarque et diplomate, descendant de résistants tués en déportation, Jean et Carmen Saint-Bris. Plus haut dans l'arbre généalogique, Georges Saint-Bris (1841-1922), un compositeur, a été impliqué dans la restauration du Clos-Lucé. Il était le fils d'un archiviste, Théodore Saint-Bris (1815-1851), et le petit-fils d'un entrepreneur reconnu, Nicolas Pierre Saint-Bris (1768-1859), qui, établi à Amboise, a créé une fonderie majeure pour l'armée. Pierre Saint Bris, un ancêtre maîtrisant la chirurgie à Montflanquin dans le Lot, remonte au 17e siècle.







