Après avoir été récemment mis hors de cause suite à la diffusion de clichés de sa vie privée par Paris Match, Charles Alloncle, député UDR, s'exprime avec fermeté sur ce qu'il considère comme une attaque orchestrée contre lui. En effet, une enquête menée par Mediapart révèle des liens financiers entre le milliardaire Xavier Niel et l'agence Bestimage, spécialisée dans la photographie de célébrités. Alloncle avance que ces manœuvres visaient à le discréditer.
Dans un contexte de tension, après son audition au parlement, Alloncle suspecte que Niel, suite à des questions délicates posées par son équipe, aurait orchestré une surveillance à son encontre. Le 21 mai, Paris Match publiait des photos de lui et de sa collaboratrice, présentée par l'hebdomadaire comme sa compagne, ce qui soulève des doutes sur une éventuelle utilisation illégale de ces images pour nuire à sa réputation.
« Ces images ont été publiées sans aucune légitimité et témoignent d'une tentative d'intimidation inacceptable », déclare Alloncle dans un entretien au JDD. Il souligne que cette opération sans précédent dans l'histoire parlementaire n'a pas sa place dans une démocratie saine. « Aucun média, malgré l'intérêt suscité, n'a cherché à comprendre l'origine de cette surveillance », déplore-t-il.
Une opération d'intimidation ?
Les révélations de Mediapart mettent en lumière un versement de 3,7 millions d'euros effectué par Xavier Niel à Bestimage, une somme qui a permis à l'agence de sortir de graves difficultés financières. Le site d'information ajoute que Niel aurait reçu ces clichés avant même leur parution.
Dans une réaction sur X (anciennement Twitter), Alloncle établit un lien direct avec l'intimidation : « Ma traque, suivie d'une publication illégale, semble avoir été orchestrée par Niel. Comment un homme d'affaires peut-il se permettre de nuire à un parlementaire qui lui pose des questions sur ses pratiques ? »
Bien que l'enquête de Mediapart n'ait pas prouvé que Niel a personnellement orchestré cette opération, les connexions financières avec Bestimage sont suffisamment préoccupantes, selon Alloncle. Il s'insurge sur l'inaction apparente des institutions : « Pourquoi la présidente de l'Assemblée ne réagit-elle pas face à cette désinvolture ? » Alors qu'il déclare sa détermination à ne pas céder face à cette intimidation, Alloncle met en garde ceux qui pourraient croire que ces « méthodes mafieuses » l'arrêteront dans l'exercice de son mandat.







