Les Républicains des Bouches-du-Rhône lancent ce lundi 8 juin l’élection de leur nouveau président départemental. Cette élection intervient alors que le parti traverse une période difficile, particulièrement à Marseille, où son influence s'est nettement affaiblie.
Pour cette élection, près de 1 700 adhérents sont appelés à se prononcer sur l'avenir de leur formation. Deux candidats se disputent la présidence : Catherine Pila, ancienne présidente de la RTM et proche de Martine Vassal, et Ludovic Perney, vice-président de la Région Sud en charge de la jeunesse dans l'équipe de Renaud Muselier.
L'un d'eux sera appelé à succéder à Laure-Agnès Caradec, qui a récemment quitté Les Républicains pour rejoindre l'UDR d'Éric Ciotti, un mouvement qui illustre les tensions croissantes au sein de la droite républicaine. Ce départ marque un tournant et représente une réelle crise d'identité pour le parti, comme le soulignent plusieurs analystes politiques.
Le nouveau président aura pour mission de redresser un parti affaibli. En effet, la liste menée par Martine Vassal lors des dernières municipales n'a obtenu que 5,36 % des voix au premier tour, laissant à peine quatre sièges au conseil municipal. Un contraste saisissant par rapport à 2001, où Jean-Claude Gaudin menait le groupe avec 61 élus.
Une droite marseillaise à reconstruire
Sur le terrain, la confusion règne parmi les électeurs concernant ce déclin marqué. Certaines opinions, comme celle de Yolande, rencontrée au cœur de la cité phocéenne, suggèrent que le parti pourrait ne plus proposer des solutions adaptées aux besoins de la population : 'Peut-être qu’ils proposent des choses impossibles et qu’ils ne font pas'.
Au niveau départemental, le départ de Laure-Agnès Caradec vers l'UDR constitue une nouvelle secousse pour la droite marseillaise. En étant une figure respectée et en ayant été à la tête de projets d'envergure comme Euroméditerranée, son choix de quitter Les Républicains dénote une crise profonde qui touche à la cohésion du parti.
Durant la récente campagne municipale, elle avait également plaidé pour un rapprochement avec le Rassemblement national, une idée qui n'a cependant pas été retenue par son groupe. Cela témoigne des divergences stratégiques au sein de la droite.
Malgré cette tempête, des figures historiques des Républicains, telles que Sylvain Souvestre, ancien maire, restent optimistes. Il affirme : 'Les LR ont toujours un avenir dans la politique marseillaise', rappelant que l'engagement pour des valeurs fondamentales comme le travail et le mérite continue de guider de nombreux membres du parti.







