Éric Ciotti s'engage à "jouer un rôle actif" dans la campagne présidentielle du Rassemblement national, tout en confirmant qu'il ne quittera pas la mairie de Nice, comme il l’a déclaré le 27 mai sur RTL.
Le président de l'Union des droites pour la République (UDR) a reconnu une proximité idéologique avec le Rassemblement national (RN), dont il a obtenu le soutien pour s'imposer à la mairie de Nice, battant Christian Estrosi en mars dernier. Depuis, des spéculations circulent sur sa potentielle nomination à un ministère si le RN l’emporte à la présidentielle de 2027. Certains croient même qu'il pourrait devenir Premier ministre. Cependant, Éric Ciotti a rapidement démenti ces rumeurs au micro de RTL : bien qu'il manifeste l'intention de "jouer un rôle actif" aux côtés de Jordan Bardella ou Marine Le Pen – dont l’éligibilité demeure incertaine selon des sources récentes – il ne envisage pas de faire partie d’un gouvernement post-électoral.
"Je resterai à Nice"
La priorité de Ciotti est claire : "Quoi qu'il arrive, je resterai à Nice," a-t-il affirmé avec emphase, soulignant son dévouement à sa ville. "Je veux rester mobilisé et servir toujours les Niçois. En tant que maire, c’est ce que je souhaite réellement," a-t-il ajouté.
Il a également précisé qu'il n'a jamais discuté avec Jordan Bardella de son avenir au sein d'un éventuel gouvernement d'extrême droite. "Nous ne sommes pas là pour anticiper. Je n'aime pas la politique-fiction," a-t-il remarqué. Il a insisté sur le fait qu'il ne fait pas partie du Rassemblement national, évoquant l’UDR comme un héritage gaulliste. "Mon parti est le véritable représentant de la droite aujourd'hui," a-t-il soutenu. Éric Ciotti a même admis des "divergences" avec le RN, prenant position sur des questions telles que l'âge de départ à la retraite. Il n’a pas soutenu la proposition de suppression de la réforme Borne insérée par le RN à l’Assemblée nationale.







