D'après le réseau de surveillance de référence MapBiomas, la déforestation en Amazonie brésilienne a enregistré une baisse significative, atteignant près de 985 000 hectares déboisés en 2025. Ce chiffre représente une diminution de 20,6 % par rapport à l'année précédente, marquant le niveau le plus bas de déforestation depuis 2019. Cette tendance positive arrive à point nommé pour le président Luiz Inacio Lula da Silva, qui a fait de la lutte contre la déforestation une de ses priorités en vue de sa réélection prévue en octobre.
Selon le rapport de MapBiomas publié le 27 mai, la surface déboisée est désormais sous le million d'hectares. "Nous avons constaté une augmentation des contrôles et des sanctions qui ont directement contribué à la baisse de la déforestation dans tous les biomes du Brésil", a déclaré à l'AFP Marcos Rosa, coordinateur technique de ce réseau. Cependant, il ajoute que malgré cette baisse, "environ cinq arbres par seconde" continuent d’être abattus dans la région.
L'expansion agricole, premier facteur de déforestation
Marcos Rosa souligne que 65 % des zones où des alertes de perte de végétation ont été signalées ont vu des actions concrètes des autorités en 2025, par rapport à seulement 54 % en 2024 et à un maigre 5 % en 2019, sous le mandat de l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro. Notablement, 99 % de la surface touchée par la déforestation en 2025 est attribuée à l'expansion agricole, un secteur qui continue de croître au détriment de la forêt. Les données du rapport ne prennent pas en compte la surface forestière perdue à cause des incendies.
Face à cette situation, des experts comme l'écologiste et représentant de WWF, Dr. Almeida, soulignent que la protection de l’Amazonie est cruciale, non seulement pour la biodiversité mondiale, mais aussi pour le climat. Les initiatives de Lula sont saluées, mais le chemin reste semé d'embûches. La tension entre développement économique et écologie sera au cœur des débats politiques à venir.







